Abidjan, 14 juil 2025 (AIP) – Le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), en partenariat avec la mairie de Tiémélékro, a organisé, vendredi 11 juillet 2025, une vaste campagne de sensibilisation contre le travail des enfants, à la salle des fêtes de la commune.
Placée sous le thème « Pour des vacances scolaires épanouies, disons NON au travail des enfants ! », cette initiative a mobilisé élèves, enseignants, parents d’élèves, autorités administratives, coutumières et leaders communautaires, autour de la problématique du travail des enfants.
L’objectif de cette campagne est d’améliorer la compréhension des différents acteurs sur les formes de travaux dangereux interdits aux enfants de moins de 18 ans et de renforcer la vigilance des communautés face aux pratiques d’exploitation infantile, souvent accentuées pendant les congés scolaires.
La délégation du CNS, conduite par Amani Michel Ange, consultant national chargé de la lutte contre le travail des enfants au Cabinet de la Première Dame, a animé plusieurs sessions interactives à travers des discussions, des jeux éducatifs et des projections. Les jeunes participants ont été instruits sur la distinction entre les travaux dangereux et les tâches légères à visée éducative et socialisante.
Dans son intervention, M. Amani a mis en lumière les enjeux liés à la lutte contre le travail des enfants, en insistant sur l’importance stratégique de la filière cacao pour l’économie nationale. Il a rappelé qu’en raison de la persistance du travail des enfants dans la chaîne de production, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, avait été menacée d’un embargo au début des années 2000.
Face à cette situation, le président Alassane Ouattara, dès son accession à la magistrature suprême en 2011, a érigé cette question en priorité nationale, en instituant le CNS, confié à l’expertise humanitaire de la Première dame, Dominique Ouattara.
M. Amani a salué les actions menées par Mme Ouattara, aussi bien sur le plan national qu’international, notamment ses campagnes de sensibilisation à travers le pays et son plaidoyer auprès des partenaires internationaux tels que les États-Unis, les industriels du cacao et du chocolat, les ONG de défense des droits de l’enfant et les agences onusiennes.
Il a toutefois souligné les défis persistants, notamment durant les périodes de congés scolaires. « Il ne s’agit pas d’interdire aux enfants toute forme de participation aux activités familiales, mais d’encourager uniquement les tâches légères, éducatives et valorisantes, compatibles avec leur âge », a-t-il précisé, en relayant un message de la Première Dame.
Il a par ailleurs exhorté les autorités administratives, les élus locaux, les parents et les leaders communautaires à s’approprier ce message et à le relayer dans leurs localités.
Présent à cette activité, le secrétaire général de la préfecture de Bongouanou, Kouadio Kan, représentant le préfet de région du Moronou, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement des autorités locales aux côtés de la Première dame. Il a invité les chefs traditionnels présents à s’impliquer activement dans la diffusion du message de sensibilisation.
Le représentant de la Direction régionale de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation (DRENA), Ettien Yao Germain, a pour sa part rappelé que « la place de l’enfant est à l’école et non dans les plantations de cacao. L’école doit rester le cadre privilégié de la formation et de l’excellence ».
La cérémonie a pris fin par une remise de dons aux enfants et participants. Il s’agit notamment de 300 kits scolaires, 350 tee-shirts pour adultes, 200 tee-shirts pour enfants, 400 stylos, six tablettes éducatives, des kits de sensibilisation et 400 cahiers de 100 pages à l’effigie de la Première dame. La mairie a également reçu un ordinateur de bureau, deux cartons de rames de papier et un appui en espèces destiné à soutenir les populations.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre des actions continues du CNS, sous la houlette de Mme Dominique Ouattara, pour éradiquer durablement le travail des enfants en Côte d’Ivoire.
(AIP)
zaar

