Bondoukou, 21 mai 2025 (AIP) – Le secrétaire général de la préfecture de Bondoukou, Loan Constant, a réaffirmé, mardi 21 mai 2025 à Bouna, l’importance stratégique de la mise en œuvre du Mécanisme national d’alerte précoce (MAP), pour anticiper les crises dans le district du Zanzan, nord est de la Côte d’Ivoire, à la clôture d’un atelier régional consacré à son appropriation et au renforcement de la coordination de la réponse.
Organisée par l’Observatoire de la cohésion sociale et de la solidarité (OSCS), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et avec l’appui du Royaume du Danemark, cette rencontre a réuni les médiateurs délégués du Bounkani et du Gontougo, les forces de sécurité, les leaders communautaires, les organisations de la société civile ainsi que divers partenaires techniques.
» L’alerte précoce est un outil vivant qui ne respire que par notre vigilance quotidienne. Partagez l’information, coordonnons nos actions; Cultivons le dialogue. Car au final chaque tension désamorcée est une tragédie évitée », a déclaré M. Loan, appelant à un renforcement des capacités locales en matière de veille territoriale, de gestion de l’information sensible et de coordination multisectorielle.
A ce propos, le chef du bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) du Nord, Aimé Robeye Rirangar, s’est engagé à soutenir le projet d’élaboration, par arrêté préfectoral, une plateforme départementale et régionale d’alerte précoce dans les régions du Bounkani et du Gontougo.
A ce titre, le directeur de la communication de l’OSCS, Eugène Bilé, a insisté sur la nécessité de mutualiser les efforts, en travaillant à cette symbiose d’actions dans le partage des informations pour le traitement des situations de troubles. » Il faut fédérer les énergies pour qu’aucune situation de crise n’échappe aux dispositifs de réponse rapide », a-t-il soutenu.
Pour les médiateurs délégués du Bounkani et du Gontougo, Daouda Ouattara et Koné Hiliassou, l’importance de la collecte rigoureuse des données de terrain, de leur analyse approfondie pour anticiper les escalades, ainsi que du suivi structuré du règlement des différends jusqu’à la mise en œuvre effective des accords, est essentielle pour la paix sociale.

L’atelier s’est achevé le 21 mai à l’hôtel Iman de Bouna.
(AIP)
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