Tengréla, 13 sept 2026 (AIP)- Les autorités administratives et sécuritaires de Tengréla ont annoncé, samedi 12 septembre 2026, un durcissement prochain de la répression contre l’incivisme routier, la grande criminalité et l’orpaillage illégal dans le département, lors d’une rencontre de restitution parlementaire organisée au foyer communal.
Le chef de service du commissariat mixte de la localité, le commissaire de première classe N’Goran Yao Raphaël, a annoncé la mise en œuvre prochaine d’opérations d’envergure destinées notamment à renforcer le respect du code de la route et à lutter contre la grande criminalité.
En poste dans la ville depuis près de trois mois, il a insisté sur la nécessité de renforcer le rapprochement entre les forces de sécurité et les populations, estimant que la police doit privilégier le contact avec les citoyens afin de consolider la confiance et la collaboration.
Il a relevé la persistance de l’incivisme routier, de la consommation de drogues et de certains actes de violence impliquant des jeunes, malgré les campagnes de sensibilisation menées auprès des populations. « Des opérations similaires, déjà engagées à Bouaké et Korhogo, seront prochainement étendues à Tengréla », a-t-il fait savoir.
Le commissaire a particulièrement insisté sur le port obligatoire du casque à moto, invitant les parents à sensibiliser leurs enfants et les usagers à se mettre en règle avant le lancement de ces opérations.
Pour sa part, le sous-préfet du département, Touha Pierre Guy Marius, a annoncé un renforcement des actions contre l’orpaillage illégal, tout en encourageant les populations, les villages et les coopératives à privilégier l’exploitation minière légale.
Il a rappelé que l’orpaillage n’est pas interdit en Côte d’Ivoire, mais qu’il doit être pratiqué conformément aux lois et règlements en vigueur. Il a notamment, encouragé la création et la formalisation de coopératives, ainsi que la formation des acteurs auprès du Centre de formation à l’artisanat minier (CEFAM) de Papara.
Le sous-préfet a également mis en garde contre les conséquences de l’exploitation clandestine, notamment la dégradation des sites et l’absence d’obligation de réhabilitation.
Il a indiqué que le corps préfectoral s’est fixé pour objectif de mettre fin à l’orpaillage illégal dans un délai de six mois. Les actions de sensibilisation seront ainsi accompagnées d’opérations de répression de plus en plus fermes.
Abordant la question de l’incivisme routier, il a estimé qu’une sensibilisation sans répression ne saurait produire de résultats durables et appelé les cadres du département à soutenir les forces de défense et de sécurité dans l’application de la loi.
(AIP)
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