Abidjan, 30 oct 2026 (AIP) – Le tradi-praticien ivoirien, Adou Tano Albert, a préconisé le recours aux drones, aux satellites et à l’intelligence artificielle pour contribuer à la préservation des plantes médicinales africaines, dont plus de 700 espèces seraient menacées de disparition en Côte d’Ivoire.
Il a formulé cette proposition lors de la 6e édition du Panel interprofessionnel des organisations internationales, des agences de coopération et des chambres consulaires, tenue jeudi 29 octobre 2026 à Abidjan, en alertant sur les effets de la déforestation, de la pollution des eaux et de la raréfaction des espèces végétales médicinales.
Fort de 40 années d’expérience dans la médecine traditionnelle, Adou Tano Albert a proposé trois solutions technologiques pour inverser cette tendance. Il s’agit de la surveillance des forêts par drones et satellites, de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour identifier les plantes médicinales, évaluer leur toxicité et suivre leur état de conservation à partir de photographies, ainsi que du recours à des biofilms à base de plantes pour dépolluer l’eau à moindre coût.
Il a également suggéré la création, à Abidjan, d’un observatoire citoyen africain des forêts et des eaux, connecté à Saint-Martin-de-la-Lieue, en France, afin de renforcer la surveillance environnementale et la protection des ressources naturelles.
Intervenant sur les mécanismes de financement du développement, la fonctionnaire internationale auprès de l’université de la Sorbonne, Cécilia Wilson, a présenté plusieurs instruments de mobilisation des ressources, notamment les prêts concessionnels et non concessionnels, les subventions, les fonds multilatéraux, les partenariats public-privé et les financements mixtes.
Mme Wilson a toutefois relevé une contraction de l’aide publique au développement, faisant état de baisses de 23,3 % en 2025 et de 6,9 % en 2026, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Face à cette évolution, elle a recommandé aux pays africains de diversifier leurs sources de financement en privilégiant la mobilisation des capitaux privés, le développement des marchés obligataires régionaux et la valorisation de l’épargne locale.
« La question n’est pas seulement de savoir comment mobiliser davantage de financements internationaux, mais aussi comment sortir de la dépendance à l’aide et construire des économies capables de financer durablement leur propre développement », a-t-elle soutenu.
La 6e édition du Panel interprofessionnel des organisations internationales, des agences de coopération et des chambres consulaires a été coorganisée par Afrijapan-Africasia International Cooperation et la mairie de Saint-Martin-de-la-Lieue, en France.
(AIP)
Eaa/kp

