Grand-Bassam, 17 déc 2024 (AIP)- Les membres des commissions techniques du Conseil international consultatif du cajou (CICC), sont réunis à Grand-Bassam, du lundi 16 décembre au jeudi 18 décembre 2024, lors de leur deuxième session, pour discuter des enjeux du secteur de cajou dans les domaines de la recherche et développement, de la production agricole et mise en marché des produits et de la transformation et valeur ajoutée des différentes chaînes de valeur du cajou afin de proposer des actions au Conseil des ministres et au Secrétariat exécutif de l’Institution.
Cette deuxième rencontre des commissions permettra de définir des actions et recommandations nécessaires à mettre en œuvre pour l’efficacité et le changement durable le long de tous les segments de l’industrie du cajou dans l’espace communautaire de l’institution, a souligné le Secrétaire exécutif du CICC André Mahoutin Tandjiekpon.
Il a salué les efforts de tous les partenaires techniques et financiers qui, par leurs interventions, continuent de promouvoir le cajou africain pour son développement durable et inclusif et appelé « à faire de l’organisation un véritable outil de coopération pour le développement durable de l’industrie globale du cajou ».
Le vice-président de l’Alliance pour le cajou africain, Boubacar Konta, a fait savoir que depuis sa création, le CICC accorde « la priorité au bien-être des acteurs et parties prenantes de la filière des pays membres ». Il a relevé que le Conseil a aussi permis l’harmonisation des politiques et le renforcement de la coopération entre les Etats membres. Aussi, a-t-il souhaité que les commissions techniques qui jouent un rôle fondamental oriente et éclaire les décisions du Conseil des ministres au travers de leurs avis techniques, résultats de leurs études et recommandations de leurs assises.
Le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Mamadou Berthé, était représentée à la cérémonie d’ouverture par Franck Anderson Kouassi. Pour lui, la création du CICC a permis de mutualiser les efforts « dans l’intérêt de la filière anacarde au niveau africain » même si les défis à relever restent nombreux « face aux mutations mondiales des marchés et surtout face aux effets du changement climatique qui constitue l’une des plus grandes menaces ».
Il a exhorté les membres des commissions techniques « à plus d’ardeur pour des propositions d’actions et de mesures qui permettront aux Etats membres d’adresser des questions d’actualité relatives, entre autres, à la durabilité de la filière, à l’amélioration des conditions de vie des producteurs, à la promotion de la durabilité de l’environnement, à l’industrialisation et à la création d’emplois et, enfin à la certification et à la traçabilité dans la filière ». Et ce, pour une filière du cajou africain résiliente, durable et compétitive.
Créé en 2016, à Abidjan, le Conseil international consultatif du cajou est une organisation intergouvernementale de promotion des chaînes de valeur de cajou en fournissant un cadre de concertation aux pays membres et en promouvant le développement du secteur par la coordination des politiques et la coopération. Il s’est doté de trois commissions, la conférence scientifique, le collège de la production agricole et la commission pour la promotion de la transformation.
L’organisation regroupe aujourd’hui 11 Etats.
(AIP)
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