Gagnoa, 29 dec 2024 (AIP)- Une structure scientifique, développeur d’intrants biologiques a proposé une solution curative biologique contre le Swollen shoot ( maladie qui dévaste de nombreuses plantations de cacao), lors de la deuxième journée de la première édition du Festival café cacao d’Oumé (FECACO), samedi 28 décembre 2024 dans la localité.
La responsable de l’exploitation agricole de la SIDAF-CI, Mme Assi Alix a expliqué que le processus mis en place pour lutter contre cette maladie endémique qu’est le Swollen shoot, exige la mise à la disposition d’un engrais organiques complet qui permet de booster la plante, et un stimulateur de défense (insecticide fongicide), qui permet de corriger tout ce qui est maladie de la plante, selon un processus « très rigoureux ».
« Ces deux produits associés permettent de régénérer les plants de cacaoyers, tuer tout ce qui est maladie, et permettre à la plante de faire sa production comme il se doit », a-t-elle assuré.
Elle a indiqué que, pour venir à bout du Swollen shoot qui ne cesse de décimer les plants de cacao dans les zones de production, dont Oumé, Gagnoa et Sinfra, quatre pulvérisations de la plantation sont exigées par exemple durant les mois de décembre, janvier, mars et avril.
Après une pause de trois mois, une autre pulvérisation intervient tous les trois mois, de sorte à traiter la plantation de cacao quatre fois dans l’année.
« Ces traitements rapprochés, permettent de pallier tout ce qui est maladie existants déjà dans la plantation, dont le swollen shoot », a affirmé la technicienne.
« La condition est de réaliser les quatre traitements rapprochés », a-t-elle insisté. Au premier passage et au deuxième mois, la plante se régénère avec l’apparition de nouvelles feuilles. Au troisième mois, l’arbre a commencé à avoir des fleurs, et des cherelles et au quatrième mois, les premières fleurs du premier mois vont commencer à devenir de grandes cabosses.
« Le processus neutralise les cochenilles farineuses et donne de la nutrition aux plantes. Donc, si le vecteur de la maladie n’y est plus et la plante a assez de nourriture, inexorablement, et de façon naturelle, elle produit », a-t-elle soutenu. Elle a ajouté que si la première étape tue la cochenille, l’étape suivante a le même effet sur les œufs de la cochenille qui vont éclore.
Plusieurs coopératives sur des milliers d’hectares sont en test avec des résultats positifs dans les localités de Daloa, Gagnoa, Bloléquin, Guiglo et Man. Lancé en 2023, le projet connaîtra son lancement grandeur nature en 2025 à Daloa.
Un des avantages de ce procédé entièrement bio, a-t-elle dit, est qu’il permet à la plante une fois régénérée et en bonne santé, de pouvoir produire sur toute l’année, aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse. Le producteur a alors la possibilité d’avoir un revenu lors des grandes récoltes d’octobre à décembre, mais aussi, toute l’année, même si les poids sont plus réduits.
Pour le président de la coopérative des producteurs de cacao de N’Drikro (Oumé), Yao Kouamé, participant au (FECACO), ce processus « contraignant », s’il ne présentait pas une « contrainte financière », donnerait une solution de rechange aux producteurs de la région, confrontés au Swollen shoot.
Cette présentation s’est effectuée devant les producteurs et le corps préfectoral et autres cadres de l’administration.
(AIP)
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