Divo, 04 fév 2025 (AIP) – Le préfet de la région du Lôh-Djiboua, préfet du département de Divo, Womblégnon Célestin, a précisé à la conférence des directeurs et chefs de service dudit département, organisée, lundi 03 février 2025, à la préfecture que le rapport hiérarchique entre le préfet de région et les préfets des départements, selon les textes, fait du préfet de région le supérieur hiérarchique des préfets de département, contrairement à des confusions entretenues.
M. Womblégnon a fait cette clarification à l’occasion d’une conférence qu’il a instruite le sous-préfet de Nébo, Coulibaly Marcelle épouse Dri Bi, et le sous-préfet de Didoko, Joël Pitou Koné, d’animer sur le thème, « L’administration préfectorale et les services extérieurs de l’Etat », afin d’éclairer les directeurs et chefs de services du département sur le corps préfectoral et ses fonctions.
Les deux conférenciers du jour ont auparavant indiqué que les préfets de région ont un rôle de coordination des actions des préfets de département, selon les textes issus de la loi de 2002 sur le statut du corps préfectoral.
Le préfet Womblégnon Célestin a relevé qu’une confusion s’est installée parce que le préfet de région est en même temps préfet du département du chef-lieu de région. A ce titre, il exerce les mêmes fonctions que les préfets des départements. Mais, dans l’organisation hiérarchique, a-t-il soutenu, le préfet de région est le supérieur hiérarchique des préfets des départements de la région. « C’est le préfet de région qui propose la note à attribuer à un préfet de département », a-t-il précisé.

L’occasion de cette conférence a permis aux deux conférenciers d’instruire l’auditoire sur l’administration préfectorale, son historique, sa base légale, la composition du corps préfectoral et les différents grades qui le composent, leur identification, leurs attributions et missions, et leurs relations avec les autres services extérieurs de l’Etat.
L’organisation de l’administration préfectorale en Côte d’Ivoire prend sa source dans une loi française de l’époque coloniale, la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), affirmant en son article 3 la prééminence du préfet et faisant de lui le « seul chargé de l’administration » dans le département en tant que représentant du pouvoir central. L’évolution de l’organisation du corps préfectoral a abouti à la loi de 2002 qui organise avec davantage de précisions ce corps d’élite de l’administration.
Dans la nomination des membres du corps préfectoral, le président de la République dispose d’un pouvoir discrétionnaire au taux de 5%, lui permettant de désigner le sous-préfet et le préfet de son choix, même si le concerné n’a pas fait une formation à l’Ecole normale d’administration (ENA) pour être dans cette fonction.
Il a été précisé de ne pas confondre les grades, au nombre de quatre, dans le corps préfectoral, et la fonction dans ce corps. Le grade confère un niveau atteint dans le corps, mais la fonction relève d’une nomination prise par décret du président de la République en conseil des ministres. De sorte qu’un préfet peut être hors grade mais ne pas avoir le titre de préfet de région, s’il n’est pas nommé dans une région.
(AIP)
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