Korhogo, 3 juin 2025 (AIP) – Des membres du réseau des communicateurs pour la sécurité des frontières de la Côte d’Ivoire (RECOSEF-CI) ont organisé, du samedi 31 mai au mardi 3 juin, un atelier d’auto-évaluation participative à Korhogo pour mieux répondre aux exigences nationales et internationales.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un appui au renforcement des organisations de la société civile, mis en œuvre avec le soutien technique du Centre régional d’appui à la société civile du nord (CRAS-Nord) et l’appui financier de l’Union européenne, à travers le Projet d’appui à la société civile de Côte d’Ivoire (PASCI).
Le formateur Koffi Ange a présenté un outil structuré d’auto-évaluation, composé de plusieurs axes regroupés en trois catégories de questionnaires : « to be » ou (être), « to do » ou (faire) et « to relate » (être en relation). Cette méthodologie a permis aux participants, une dizaine de membres du RECOSEF-CI, d’identifier les points forts, les défis et les pistes d’amélioration de leur structure.
La chargée du renforcement des capacités sur le projet PASCI, Koné Fatou a précisé les enjeux de cette démarche : « Cette formation vise à faire connaître vos forces et vos faiblesses à travers l’auto-évaluation participative. Vous découvrez à travers cette activité, vos points forts et vos faiblesses, et nous vous accompagnons ensuite pour améliorer vos faiblesses.
Après cette formation, un plan d’action sera élaboré. Certaines actions nécessitent la rédaction de politiques, d’autres sont des pratiques à mettre en œuvre, et il y a aussi des besoins en matière de formation ».
Selon elle, en finançant ce projet l’Union européenne veut que la société civile ivoirienne soit suffisamment forte pour discuter avec l’État et participer aux décisions, afin qu’elle ne soit pas en marge des décisions gouvernementales.
Le président du RECOSEF-CI, Soro Sionfolo, a exprimé sa satisfaction : « Nous existons pratiquement depuis 2022. Cette formation nous permet de voir nos défauts et d’identifier les actions à mener pour que notre organisation soit bien structurée et fonctionne conformément aux normes internationales.
L’organisation doit se doter de politiques de gestion pour une bonne gouvernance. Je remercie les organisateurs qui nous ont permis de nous regarder dans le miroir et de découvrir nos points de beauté et nos points de laideur».
Pour sa part, le président du CRAS-Nord, Diarrassouba Daouda, a salué la pertinence de l’initiative : « Cette formation est très instructive pour nous, membres du CRAS, mais aussi pour les membres de cette jeune organisation. Elle a besoin d’un appui technique, voire financier, pour faciliter son développement et sa promotion».
Cette initiative marque un pas important dans le processus de professionnalisation et de structuration du RECOSEF-CI, dont la mission principale est de contribuer à la sécurité aux frontières par la sensibilisation, la communication et l’implication des populations locales à travers la mobilisation communautaire.
(AIP)
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