Abidjan, 18 juil 2025 (AIP)- Les Émirats Arabes unis sont aujourd’hui le quatrième partenaire économique de l’Afrique, derrière la Chine, l’Union européenne et les États-Unis, a révélé le PDG de Gravitas, Ansoumane Camara, mercredi 16 juillet 2025, à l’occasion du lancement diplomatique de l’Initiative de partenariat stratégique Golfe-Afrique (GASPI), dont la première édition se tiendra en avril 2026 au parc des expositions d’Abidjan.
À l’appui de cette affirmation, M. Camara a souligné que les Émirats Arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar sont désormais des acteurs économiques de premier plan sur le continent africain. Ils interviennent dans des secteurs clés tels que l’énergie et les mines, les transports et la logistique, l’agriculture et l’agrobusiness, les télécommunications et la digitalisation, mais surtout dans le secteur financier.
Il a insisté sur la complémentarité économique entre le Golfe, riche en ressources à la recherche de débouchés viables, et l’Afrique, qui dispose de nombreux atouts économiques mais doit faire face à d’importants besoins de financement.
Pour la représentante spéciale du président de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Africa Investment Forum, Yacine Fal, les capitaux du Golfe constituent aujourd’hui l’une des sources d’investissement les plus dynamiques en direction de l’Afrique.
Elle a salué la coopération fructueuse entre la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et la BAD, qui contribue à impulser une dynamique de transformation économique profonde sur le continent.
Les relations entre le Golfe et l’Afrique ne se limitent pas aux domaines économique et financier. Sur le plan politique, elles se renforcent également. À titre d’exemple, le Qatar et les Émirats arabes unis ont doublé le nombre de leurs ambassades en Afrique ces dernières années. L’Arabie saoudite devrait, quant à elle, porter ce chiffre à une quarantaine à moyen terme, contre une trentaine actuellement, selon M. Camara, expert des relations Golfe-Afrique.
Des accords de Djeddah, conclus en 1998 entre l’Éthiopie et l’Érythrée sous l’égide de l’Arabie saoudite, à la médiation plus récente du Qatar entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, les initiatives politiques du Golfe en Afrique témoignent de sa volonté de jouer un rôle de stabilisateur, tant sur le continent qu’à l’échelle internationale.
(AIP)
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