Abidjan (Songon), 26 juil 2025 (AIP) – La Côte d’Ivoire s’apprête à mettre en place une police environnementale au ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, avec pour mission de prévenir, détecter et de réprimer les atteintes à l’environnement sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre Assahoré Konan Jacques a fait cette annonce à l’occasion de l’atelier bilan de la direction des Etudes, de la Planification et des Statistiques (DEPS), tenu le 17 juillet 2025 à Abidjan, selon une note d’information parvenue à l’AIP.
« La création de cette police est une nécessité absolue pour préserver notre biodiversité et assurer un développement durable pour les générations futures », a déclaré le ministre, dénonçant l’impunité dont bénéficient encore trop souvent les auteurs de pollutions, de déforestation illégale ou de destruction d’espaces protégés.
Cette force publique aura une compétence nationale et interviendra aussi bien dans les zones protégées que sur les sites industriels ou agricoles sensibles. Elle sera chargée de constater les infractions, de dresser des procès-verbaux, de mener des enquêtes et de déférer les contrevenants devant la justice. Une approche multisectorielle est envisagée pour une coordination efficace avec les forces de sécurité classiques, la justice et les autorités locales.
Au-delà de la répression, Assahoré Konan Jacques appelle à un sursaut collectif. « La conscience écologique, nous devons la créer. Il faut que chaque citoyen comprenne les enjeux du réchauffement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution de nos écosystèmes », a-t-il plaidé.
Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire rejoint le cercle restreint des pays africains qui dotent leur arsenal institutionnel d’unités dédiées à la sécurité environnementale. La police environnementale apparaît ainsi comme un levier stratégique pour renforcer l’application de la loi, protéger les ressources naturelles face aux menaces croissantes, et promouvoir une transition écologique responsable.
La création de cette force dans la préservation de son patrimoine naturel marque une étape importante dans la volonté du gouvernement ivoirien d’inscrire l’environnement au cœur de ses priorités de gouvernance.
(AIP)
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