Abidjan, 12 août 2025 (AIP) – Des femmes rurales venues de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Niger, du Congo, du Sénégal et du Cameroun, déterminées à défendre les droits fonciers et environnementaux des communautés face aux projets extractifs, se sont retrouvées à Kribi, au Cameroun, pour une visite d’apprentissage, de solidarité et d’échange, dans le cadre du programme “Right to Say No” initié par l’organisation de droit ivoirien, Womin.
Selo, un communiqué transmis à l’AIP, cette rencontre régionale tenue du 3 au 9 août 2025 visait à renforcer les capacités des participantes face aux projets extractifs et aux menaces sur les terres communautaires.
Les échanges ont permis de partager les expériences et luttes menées contre l’exploitation minière, la monoculture, l’agro-industrie ou encore la construction de barrages. Les participantes ont reçu une formation ciblée pour mieux surveiller, documenter et signaler les violations des droits fonciers et environnementaux.
La mission a également permis de consolider les campagnes en faveur du “Droit de dire non” et d’établir de nouveaux partenariats avec des organisations, notamment médiatiques, tout en renforçant l’usage des plateformes numériques pour dénoncer les abus.
Le programme incluait une visite de solidarité à Apouh, dans la région d’Edéa, en soutien aux luttes locales, ainsi que des campagnes de sensibilisation et des visites de terrain. Les déléguées ont identifié des points communs entre leurs combats et défini des stratégies communes pour protéger leurs terres et ressources.
La directrice exécutive de l’ONG Femmes savantes terres libres (FESATEL), Dorine Gbalou, a présenté les initiatives menées à Kafolo (Nord de la Côte d’Ivoire) par l’organisation ivoirienne, pour promouvoir des alternatives durables, soulignant l’importance et la portée humaine de cette rencontre. « Nous avons toutes les mêmes problèmes. Nous faisons face aux mêmes injustices. Ces visites sont alors des moments de partage et d’enrichissement mutuel. Nous y puisons des forces et des idées pour défendre nos communautés », a-t-elle déclaré.
La rencontre de Kribi a confirmé la détermination et la solidarité des ONG de femmes rurales en Afrique à faire entendre leur refus des projets jugés destructeurs pour leurs terres, leurs ressources et leur avenir, a conclu le communiqué.
(AIP)
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