Abidjan, 20 août 2025 (AIP)-Le Conseil hévéa, palmier à huile et coco (CHPH) a ouvert le mercredi 20 août 2025 à Grand-Bassam, un atelier réunissant les acteurs de la filière palmier à huile, en vue de définir les modalités pratiques de mise en œuvre du zoning, sur la base des conclusions issues des travaux menés par le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).
Cet atelier, qui prend fin le vendredi 22 août, a pour objectif de présenter les critères objectifs de découpage de la zone palmier à huile, de proposer une structuration des zones de production et de définir les règles de fonctionnement et de gestion des zones exclusives d’activité.
Ouvrant les travaux au nom du directeur général du CHPH, le directeur du Contrôle, des Études et du Suivi-Évaluation, Mohamed Saba, a rappelé que le processus a été jalonné par plusieurs étapes de restitution, organisées par un comité de suivi composé à la fois de représentants de l’administration publique et des différents collèges de la filière.
Il a précisé que des séances de restitution se sont notamment tenues en août et en décembre 2022, illustrant une démarche hautement participative ayant impliqué les parties prenantes à chaque étape du processus.
Dans un souci d’assurer une représentativité encore plus large, M. Saba a indiqué que cette session vise désormais à élargir la concertation à l’ensemble de la chaîne de valeur, afin de recueillir les avis de tous les acteurs volontaires de la filière. « C’est à ce prix que nous pourrons intégrer l’ensemble des préoccupations légitimes », a-t-il suggéré.
Il a également souligné que le directeur général du Conseil, Edmond Coulibaly, fonde de grands espoirs sur les contributions éclairées des participants, afin de permettre, ensemble, la définition de règles adaptées à une organisation plus équilibrée et durable de la filière.
S’exprimant au nom de l’Association interprofessionnelle de la filière palmier à huile (AIPH), Henri César Sama Damalan a, pour sa part, insisté sur l’importance cruciale de cet atelier, estimant qu’il constitue une réponse pertinente à l’installation anarchique d’usines dans des zones dépourvues, ou insuffisamment dotées, de matière première.

Il a exprimé le souhait que les conclusions issues de cet atelier soient effectivement mises en œuvre.
M. Damalan a relevé les difficultés majeures des producteurs, telles que le vieillissement des plantations, le coût élevé des intrants et l’état des pistes rurales, appelant à un appui renforcé de l’État pour améliorer les rendements à travers l’accès aux engrais, un meilleur encadrement et des solutions de collecte adaptées.
La Côte d’Ivoire demeure l’un des principaux producteurs d’huile de palme en Afrique, avec une production annuelle avoisinant les 500 000 tonnes.
(AIP)
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