Bingerville, 28 août 2025 (AIP) – La Côte d’Ivoire importe chaque année plus de 550 000 T de poissons, pour un coût estimé à 700 milliards de frances CFA, afin de satisfaire une demande nationale croissante, a révélé mercredi 27 août 2025 le directeur de cabinet du ministère des Ressources animales et halieutiques, Assoumani Kouamenan.
Lors d’un séminaire de sensibilisation des populations sur l’importance de l’activité piscicole, M. Assoumani a souligné à Bingerville que cette forte dépendance vis-à-vis des importations constitue une menace pour la souveraineté alimentaire du pays.
Selon lui, l’aquaculture apparaît comme la principale alternative pour combler le déficit de production et réduire la facture des importations. « Le ministère est disponible pour accompagner les acteurs, non seulement dans la production d’alevins, mais aussi dans l’alimentation des poissons. C’est vraiment un cri de cœur que je lance. Nous sommes disposés à vous apporter le nécessaire en termes de techniques d’élevage », a-t-il rassuré.
Organisée dans le cadre du Projet de relance de la production piscicole (PREPICO 2), en partenariat avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), la rencontre avait pour objectif de former et de motiver de nouveaux investisseurs à s’engager dans la pisciculture continentale, encore largement sous-exploitée en Côte d’Ivoire.
Les participants ont été initiés aux techniques de production et de gestion de fermes piscicoles, au marketing, ainsi qu’à l’élaboration de plans de production et de commercialisation. Ils ont également bénéficié d’un appui technique personnalisé et d’une mise en relation avec les acteurs du secteur, y compris les institutions financières.
M. Assoumani a relevé que les plans d’eau lagunaires de Bingerville constituent un atout majeur pour développer la pisciculture, tout en offrant une opportunité de création d’emplois pour les jeunes. « La pisciculture est un secteur porteur dont les résultats sont rapides. Il faut que la jeunesse s’en empare », a-t-il exhorté.
Pour sa part, le représentant de la JICA, Takagi Hiroki, a rappelé l’engagement continu de son institution aux côtés du gouvernement ivoirien, tout en regrettant le nombre encore trop limité d’acteurs de la pisciculture continentale. Il a exprimé l’ambition du projet de relance de favoriser la mise en réseau de nouveaux investisseurs avec des acteurs expérimentés afin de renforcer la filière.
(AIP)
gf/kp

