Man, 29 août 2025 (AIP)-Des femmes et des jeunes ont été formés à Man pour prévenir les violences en période électorale, à l’occasion d’un atelier organisé, mercredi 27 août 2025, au complexe socio-éducatif de Grand-Gbapleu, à l’initiative du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Cette activité s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement des capacités communautaires en matière de prévention des violences. L’objectif est de doter les acteurs locaux, en particulier les femmes et les jeunes, d’outils techniques leur permettant d’intervenir efficacement en amont des situations de crise, notamment à l’approche des échéances électorales.

La délégation du ministère, conduite par le conseiller technique du ministre, Ouassolou Gnekpa, a pris part aux travaux qui se sont déroulés sous forme de présentations, d’échanges et de discussions. Ces moments d’apprentissage collectif ont permis d’aborder les formes de violences, les mécanismes d’alerte, les rôles des structures communautaires, ainsi que les stratégies de médiation à adopter dans les contextes de tension.
Dans cette dynamique, la coordinatrice du projet, Coulibaly née Camara Tiéplé, a insisté sur la nécessité d’agir en amont des violences, avant que ne surviennent blessures physiques ou morales. Elle a rappelé que la prévention repose sur l’éducation, la sensibilisation, le dialogue communautaire et la responsabilisation collective. « Chacune et chacun de nous, à son niveau, peut être un acteur de prévention en dénonçant les violences et en promouvant la paix », a-t-elle souligné.
Le formateur Yoka Moriedj et chargé de programme au National democratic institute, a ensuite présenté des outils pratiques pour comprendre les facteurs de vulnérabilité propres aux périodes électorales. La formation a notamment porté sur les méthodes d’alerte précoce, la gestion des conflits et la communication non violente.

M. Yoka a insisté sur le rôle des jeunes et des femmes en tant qu’agents de paix, capables d’identifier les signes avant-coureurs de tensions et de favoriser la cohésion sociale. « Nous les avons invités à s’engager davantage dans toutes les initiatives qui visent à promouvoir la paix et à garantir des élections apaisées », a-t-il précisé.
Participant à l’atelier, le président de la jeunesse communale de Man, Gueu Kévin, a salué l’importance de cette formation pour renforcer l’engagement citoyen des jeunes. Il a appelé ses pairs à s’approprier les valeurs de paix et de cohésion, rappelant que la paix est un comportement concret à adopter au quotidien, un fondement essentiel pour le développement et la stabilité locale.
L’atelier de Man, qui s’inscrit dans la politique du cadre de Coopération des Nations Unies pour le développement durable 2021-2025, contribue à renforcer les dynamiques locales de paix et de cohésion sociale. Il a permis aux participants de se doter de compétences concrètes pour jouer un rôle actif dans la prévention des violences et dans la consolidation d’un climat électoral apaisé.
(AIP)
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