Abidjan, 30 sept 2025 (AIP) – L’organisation internationale Interpeace a présenté, mardi 30 septembre 2025 à Abidjan, la réhabilitation des barrages de Zanapledougou et de Ouarga comme un acquis majeur de son projet Appui à la gouvernance inclusive des ressources naturelles pour la prévention des conflits à la frontière Burkina Faso-Côte d’Ivoire (AGIP).
Selon le président d’Interpeace, Itondé Kakoma, ces infrastructures hydrauliques ne sont pas seulement des ouvrages techniques. Elles constituent des espaces de rencontres et de coopération, conçus pour renforcer le lien social et prévenir les conflits liés à l’accès à l’eau.
Ces ouvrages hydrauliques, remis en service, doivent contribuer à réduire les tensions communautaires autour de l’accès à l’eau et à renforcer la cohésion sociale dans le nord de la Côte d’Ivoire
Mis en œuvre depuis janvier 2023 par Interpeace et son partenaire Indigo Côte d’Ivoire, avec le soutien financier de la Fondation PATRIP et l’appui des coopérations suisse et allemande, le projet AGIP a permis d’identifier, avec les communautés, des solutions locales pour faire face aux conflits liés aux ressources naturelles, en particulier dans les sous-préfectures de Toumoukoro et Kaouara (région du Tchologo).
La région, qui partage une frontière avec le Burkina Faso, est confrontée à la rareté croissante de l’eau, à la dégradation des terres agricoles et à la pression démographique liée aux déplacements transfrontaliers. Ces facteurs alimentent les rivalités entre agriculteurs et éleveurs, parfois aggravées par l’insécurité et les effets du changement climatique.
Pour la chargée de coordination à Indigo CI, Pauline Kouassi, la réhabilitation des barrages constitue une réponse adaptée.
« Ces ouvrages représentent bien plus que des infrastructures techniques. Ils sont devenus des leviers de développement économique local, de sécurité alimentaire et de paix durable », a-t-elle souligné.
Outre la remise en état des barrages, le projet a favorisé des dialogues inclusifs réunissant autorités, leaders traditionnels, jeunes et femmes, afin d’élaborer ensemble des mécanismes endogènes de gestion et de prévention des conflits et co-construire des solutions durables de gestion des ressources naturelles dans les sous-préfectures de Toumoukoro et Kaouara (région du Tchologo).
Les travaux de réhabilitation des barrages devraient démarrer dans les mois à venir. Toutefois, ils ne pourront être réalisés que partiellement dans le cadre du projet AGIP. Interpeace et ses partenaires ont donc lancé un appel à la mobilisation d’autres acteurs, en vue de garantir une réhabilitation complète de ces ouvrages hydrauliques, afin d’en assurer pleinement les bénéfices aux populations locales.
(AIP)
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