Abidjan, 19 nov 2025 (AIP) – Le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présenté le mardi 18 novembre 2025 devant les députés membres de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF), les grandes articulations du projet de budget de l’État pour l’exercice 2026.
Ce projet de budget structuré en 29 dotations et 158 programmes, dont 39 comptes spéciaux du Trésor, répartis au sein des différentes institutions et ministères s’équilibre globalement en ressources et en charges à 17 350,2 milliards FCFA, contre 15 339,2 milliards FCFA en 2025, soit une progression de 13,1 % par rapport au budget en cours d’exécution.
Le ministre a relevé que les recettes sont constituées de 8 728,5 milliards de recettes budgétaires, 7 081,5 milliards de ressources de trésorerie et 1 540,2 milliards provenant des comptes spéciaux du Trésor. En matière de dépenses, les charges de trésorerie s’élèvent à 4 916,2 milliards FCFA, tandis que les comptes spéciaux enregistrent également 1 540,2 milliards de dépenses.
Adama Coulibaly a insisté sur les contraintes majeures du budget, notamment le poids des dépenses obligatoires représentant 56% du budget constituées des dépenses de personnel, des abonnements et du service de la dette.
Il a également souligné la nécessité d’accroître les recettes fiscales, avec un objectif de progression de 1 041 milliards FCFA pour atteindre 8 193,8 milliards en 2026, soit un taux de pression fiscale porté à 15,7% du PIB.
Sur le plan structurel, les dépenses d’investissement représentent 24% du budget, soit 4 195,7 milliards FCFA, et s’élèvent à 4 504 milliards en intégrant les comptes spéciaux du Trésor. Ces investissements sont alignés sur les six axes du Plan national de développement (PND) 2026-2030, couvrant notamment la paix et la sécurité, la modernisation de l’agriculture, la promotion de l’investissement privé, le développement du capital humain, les infrastructures stratégiques et la modernisation de l’administration publique.
Plusieurs projets structurants sont intégrés dans la programmation, parmi lesquels la construction de l’école de police de Korhogo, le renforcement des chaînes de valeurs agricoles, la numérisation du secteur énergétique, le programme de renforcement du système éducatif, le développement du train urbain d’Abidjan ou encore le programme de restauration des forêts.
Le membre du gouvernement a souligné qu’au niveau national, la Côte d’Ivoire devrait maintenir une croissance robuste en 2026, estimée à 6,7% contre 6,5% en 2025, tandis que l’inflation poursuivrait sa trajectoire baissière. Ces perspectives reflètent, selon lui, la capacité de l’économie ivoirienne à absorber les chocs externes.
(AIP)
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