Dabou, 26 nov 2025 (AIP) – L’Union des organisations de productrices d’attiéké de Dabou (UOPAD), en collaboration avec l’Agence de développement de la filière manioc (ADFMA), organise un atelier de réflexion et de formation intitulé : « Harmonisation du processus de production de l’attiéké selon les techniques ancestrales pour un développement durable dans le Leboutou ».
Cet atelier, prévu du 25 au 28 novembre 2025 dans le village de Débrimou, vise, selon les organisateurs, à promouvoir un attiéké de qualité, respectueux d’un même processus de fabrication.
Pour le président de l’Interprofession manioc de Côte d’Ivoire, Yedoh Nomel Kévin, par ailleurs président du comité d’organisation dudit atelier (PCO), « la labellisation de l’attiéké des Lagunes par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et l’accroissement de la consommation du garba par la jeunesse comme par les ménages imposent le respect des valeurs de transformation ancestrales, afin de préserver cette denrée devenue essentielle dans les habitudes alimentaires des populations ivoiriennes ».
Plusieurs modules sont proposés pour réussir cette harmonisation. Il s’agit notamment de l’identification des organisations de production agricole, de la gouvernance et de la recherche de financement, des infrastructures et équipements de production, de l’approvisionnement en matière première et de la commercialisation des produits issus du manioc ainsi que de la professionnalisation et de la formation.
Selon le PCO, les commissions issues des modules dispensés formuleront des conclusions et recommandations applicables dans les différents bassins de production d’attiéké de la région des Grands Ponts : Dabou, Grand-Lahou et Jacqueville.
La présidente de l’UOPAD, Akpess Frankline, a salué les nombreuses actions du ministre-gouverneur du district des Lagunes, Vincent Lohoues, qui ont contribué, » à faciliter la tâche aux productrices d’attiéké », notamment les dons de tricycles, de broyeuses, d’intrants, d’essoreuses et d’une unité de transformation.
Selon elle, ces appuis ont permis aux femmes de garantir un revenu stable et une meilleure prise en charge, renforçant ainsi leur motivation pour la production d’attiéké et contribuant à la sécurité alimentaire des populations du district autonome des Lagunes.
Le ministre-gouverneur du district autonome des Lagunes s’est félicité de la tenue de cet atelier, qui s’inscrit dans la droite ligne de sa vision, celle de faire de l’attiéké des Lagunes, déjà labellisé, une denrée alimentaire accessible à tous. Pour joindre l’acte à la parole, il a annoncé l’installation, dans un mois à Dabou, d’une usine de production d’attiéké afin d’accompagner les productrices et d’accroître la production.
Une séance de formation et d’échanges sur le changement de paradigme, animée par Tapé Yves, expert en éducation, formation et changement de mentalité, a marqué l’ouverture de l’atelier, en présence du sous-préfet de Dabou, de partenaires financiers et de promoteurs immobiliers prêts à accompagner l’Union des organisations de productrices d’attiéké de Dabou.
(AIP)
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