Abidjan, 27 nov 2025 (AIP)- Le chef de département droits économiques, sociaux et culturels au Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Epinzagne Augustin, a soutenu le jeudi 27 novembre 2025 au Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (CAMPC), à Abidjan Cocody, sa thèse de doctorat en droit international et science politique, sanctionnée par la mention ”Très honorable” du Jury.
M. Epinzagne a soutenu sa thèse de doctorat sur “Le droit à l’éducation des enfants à risque d’apatridie dans les anciens villages de colonisation dans les localités de Bouaflé et de Zuénoula en Côte d’Ivoire”.
L’impétrant a expliqué que cette recherche met en lumière les défis auxquels sont confrontés les enfants des villages de colonisation dans les départements de Bouaflé et de Zuénoula, qui sont exposés à un risque d’apatridie en raison de l’absence d’acte d’état civil.
« Malgré les efforts déployés par les autorités ivoiriennes pour garantir l’accès à l’éducation pour tous les enfants, les conditionnalités du système éducatif font qu’une catégorie d’enfants a du mal à exercer son droit à l’éducation », a-t-il indiqué.
La thèse analyse l’impact des politiques à l’endroit des enfants quant à garantir leur droit à l’éducation, au regard des engagements internationaux auxquels la Côte d’Ivoire a souscrit. Les résultats de la recherche montrent que les enfants des villages de colonisation sont confrontés à des obstacles importants pour accéder à l’éducation, ce qui compromet leur avenir et les expose à un risque d’apatridie.
Epinzagne Augustin propose la mise en place d’un dispositif qui permettrait de résoudre le problème des enfants sans extrait d’acte de naissance, au sein du système éducatif. Il souligne que l’école est le lieu sûr et le passage obligé pour tous les enfants, et que l’accès à l’éducation est un droit fondamental qui doit être garanti pour tous.
La soutenance de thèse de doctorat, filière Chaire Unesco-droit international, a été l’occasion de discuter des enjeux de sécurité et de développement liés à l’accès à l’éducation, ainsi que des mesures à prendre pour garantir le respect des droits de l’enfant.
Le président du jury, Pr N’Goran Kouassi François, Pr titulaire en Socio-Anthopologie, a salué « un travail remarquable », tout en rappelant que la perfection n’étant pas de ce monde, l’impétrant doit s’évertuer à prendre en considération toutes les observations des membres du jury, pour davantage améliorer son travail.
Le jury était composé de Dr Touzé Sébastien (maître de conférences), Dr Assoa Ettien, (maître de conférences), Dr Lath Yedoh Sébastien (maître de conférences agrégé) et Dr Agnero Privat Mel (maître de conférences).
(AIP)
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