Guiglo, 28 nov 2025 (AIP) – Le président de la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH), Donald Konan Koffi, et son équipe ont fait, jeudi 27 novembre 2025, une immersion dans la sous-préfecture de Kaadé, département de Guiglo (ouest, région du Cavally) pour une consultation foraine destinée à recueillir les requêtes des personnes s’estimant victimes de violation de leurs droits pendant la campagne et le scrutin présidentiels du 25 octobre.
Selon M. Konan, cette consultation foraine a été suscitée par la direction centrale du conseil national des droits de l’Homme (CNDH), qui a porté son choix sur la sous-préfecture de Kaadé, parce que pendant la période de la campagne et du scrutin présidentiel du 25 octobre, la quiétude de cette localité a été troublée par moment par des manifestations d’humeur des opposants au 4è mandat du président de la République.
Ils ont érigé des barricades sur la voie publique, bloquant la circulation sur la voie internationale reliant la région du Cavally au Liberia. Suite à ces événements, le choix a été porté sur Kaadé, en vue de recueillir les plaintes des personnes s’estimant victimes de violation et avoir été lésées de leurs droits avant et pendant l’élection présidentielle.
Il s’est agi, a-t-il signifié, de recueillir toutes les informations liées à cette situation, les analyser afin d’apporter des réponses pour y remédier, soulignant que les objectifs ont été atteints d’autant qu’il y eu un engouement des requérants qui ont été reçus et ont exposé leurs préoccupations.
Le président régional a, par ailleurs, indiqué que l’occasion était toute trouvée, grâce à l’appui financier de l’Union européenne (UE) et l’appui technique de l’Institut danois des droits humains, de rapprocher le CNDH des populations, surtout celles de Kaadé, faire connaître l’institution, ses missions afin de faciliter l’interaction entre les populations et la commission, à travers sa représentation régionale.
Dans les échanges, il dit avoir noté la satisfaction des populations pour le déplacement effectué par la Commission jusqu’à elles pour se faire connaître, ne sachant auparavant à qui se confier lorsque survint la violation de leurs droits.
(AIP)
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