Man, 05 fév 2026 (AIP)-Les étudiants de la première promotion de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) de Man ont présenté leurs mémoires de fin de cycle du lundi 2 au jeudi 5 février 2026, marquant la fin de trois années de formation.
Les soutenances ont rassemblé les étudiants, leurs familles, amis et connaissances venus les soutenir. L’événement constitue une étape clé avant l’entrée dans la vie professionnelle pour ces futurs infirmiers, infirmières et sages-femmes.
Pour cette première promotion, 305 infirmiers et infirmières et 99 sages-femmes ont été présentés aux examens écrits. Sur les 305 infirmiers et infirmières, 300 ont été admis, tandis que 93 des 99 sages-femmes ont réussi. Ces résultats traduisent un taux de réussite de 98 % pour les infirmiers et de 97 % pour les sages-femmes. Les 11 autres reprendront leur année pour valider les épreuves non acquises à l’écrit.
À l’annonce de leur résultat par le jury en charge de les évaluer, ce sont des étudiants et étudiantes en joie, remplis d’émotions. “Ouf enfin, je suis soulagé. Merci mon Dieu”, s’est exclamé Kouassi Aya, sage-femme nouvellement diplômée, très rapidement submergée par ses parents et connaissances la couvrant de câlins de toute part.

“Au début, j’étais un peu stressée, mais une fois lancée, tout s’est bien passé par la grâce de Dieu. Je conseille à tous ceux qui souhaitent devenir agents de santé de présenter le concours, c’est une expérience enrichissante », a-t-elle confié.
Mlle Yavo Danielle, également sage-femme et admise avec mention très bien, a bien voulu partager le thème de son mémoire.
« Nous avons traité des facteurs qui poussent la sage-femme à ne pas examiner le placenta. Normalement, après chaque accouchement, la sage-femme doit réaliser un examen systématique du placenta pour détecter toute anomalie. Mais la remarque faite est que cet examen ne se fait pas, en raison de plusieurs facteurs entre autres, la surcharge de travail ou de la négligence des sages-femmes. C’est cette problématique que nous avons étudié et essayer à notre humble niveau d’apporter quelques pistes de solutions », a-t-elle expliqué.
Pour elle, le passage à l’INFAS est ”un parcours chargé d’émotions, où le courage, le travail et le soutien divin sont indispensables pour aller jusqu’au bout”.
A l’issue des soutenances, le directeur de l’INFAS de Man, Youéto Symphorien, a reconnu le mérite des étudiants et les a félicités pour la qualité de leur travail.
“Généralement pour les mémoires, il nous faut des documents de référence aux étudiants. Malheureusement l’INFAS de Man est une nouvelle école qui n’a pas de promotion avant notre avènement. Donc il a été difficile aux étudiants d’avoir accès à des documents de référence (…). Malgré tout, le constat que nous avons relevé c’est que les étudiants ont fait du bon travail. Ils ont fait de très bonne recherche et cela est encourageant pour la suite”, a-t-il souligné.
L’INFAS de Man est l’une des dernières antennes créées. Elle a ouvert ses portes le 1er juin 2023 avec 424 étudiants. Avec le mouvement des transferts et décès enregistrés, 404 étudiants ont achevé leur cycle, constituant les premiers agents de santé formés à Man, en renfort au système sanitaire ivoirien.
(AIP)
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