Abidjan, 06 mars 2026 (AIP) – La France a annoncé le déploiement d’un porte-hélicoptères amphibie en mer Méditerranée afin de renforcer son dispositif militaire face à l’escalade du conflit au Moyen-Orient, où les tensions se sont intensifiées au septième jour de l’opération menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran.
Selon l’état-major français, ce bâtiment vient compléter les moyens déjà mobilisés par les armées françaises dans la région dans le cadre de la crise actuelle. Ce type de navire peut notamment servir à des opérations d’évacuation de ressortissants ou de soutien logistique en cas de dégradation de la situation sécuritaire.
Parallèlement, le porte-avions Charles-de-Gaulle (porte-avions) a franchi, vendredi 6 mars 2026, à la mi-journée le détroit de Gibraltar pour entrer en Méditerranée, en direction du théâtre proche-oriental. Les autorités françaises ont toutefois précisé que les forces déployées dans la région conservent un rôle « strictement défensif », visant à protéger les alliés de la France et ses ressortissants.
Sur le terrain, l’Iran a affirmé avoir détruit plusieurs systèmes radars américains déployés aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Qatar. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué ces frappes menées, selon eux, à l’aide de missiles et de drones contre des installations militaires américaines.
Dans le même temps, l’armée israélienne a lancé vendredi des frappes qualifiées de « grande ampleur » contre des cibles en Iran, notamment à Téhéran, ainsi qu’au Liban, ciblant la banlieue sud de Beyrouth et le sud du pays. L’État hébreu évoque une « nouvelle phase » du conflit et n’exclut pas une opération terrestre contre le Hezbollah.
La dégradation de la situation sécuritaire a également des conséquences humanitaires et économiques. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 50 000 réfugiés syriens ont quitté le Liban pour regagner la Syrie au cours de la semaine écoulée, dans un contexte de déplacements transfrontaliers croissants.
Sur le plan commercial, le groupe maritime danois Maersk a annoncé la suspension temporaire de deux liaisons maritimes reliant le golfe Persique à l’Europe et à l’Extrême-Orient, invoquant les risques sécuritaires pour la navigation dans la région.
Face à l’intensification des hostilités, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’enquêtes rapides sur les frappes menées au Liban.
(AIP)
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