Tiébissou, 12 mars 2026 (AIP) – Le préfet du département de Tiébissou, Gouassiro Ernest Mathieu, a appelé les populations à soutenir et à s’approprier la prochaine campagne de vaccination destinée aux élèves des écoles, collèges et lycées, soulignant l’importance de cette initiative pour la protection sanitaire des enfants.
Lors d’une réunion de sensibilisation tenue à la préfecture de Tiébissou le 4 mars 2026, en présence de la directrice régionale de l’Institut national de l’hygiène publique (INHP) de Yamoussoukro, Dr Mayé Effoli, et du chef du district sanitaire de Tiébissou, Dr N’da Tchimou Romain, le préfet a exhorté les parents et les différentes communautés à adhérer pleinement à cette action de santé publique.
Selon Dr Mayé Effoli, l’INHP prépare un programme de vaccination qui sera élaboré en collaboration avec les inspecteurs de l’enseignement préscolaire et primaire (IEPP) ainsi que les responsables des établissements secondaires. Cette campagne concernera notamment les vaccins contre le tétanos, la fièvre typhoïde, la méningite, la fièvre jaune, l’hépatite ainsi que le ROR (rougeole, oreillons, rubéole) pour les enfants de la maternelle en particulier.
Elle a précisé qu’après la phase de sensibilisation et d’appropriation par les communautés, une équipe médicale basée à Yamoussoukro interviendra dans les établissements scolaires de Tiébissou pour administrer les vaccins selon un calendrier défini.
Réagissant aux préoccupations exprimées par un chef de village sur le coût des vaccins, le préfet Gouassiro Ernest Mathieu a rappelé que l’État ivoirien subventionne largement ces produits afin de les rendre accessibles aux populations.
« La santé a certes un coût, mais elle n’a pas de prix. Pour protéger nos enfants, qui représentent l’avenir de la nation, nous devons consentir les sacrifices nécessaires afin de les préserver des maladies et de la mort », a-t-il déclaré.
Le préfet a également indiqué que les vaccins ne doivent pas forcément être administrés le même jour ou le même mois, précisant qu’ils peuvent être échelonnés sur plusieurs mois. Il a rappelé par ailleurs que certains vaccins ont une durée de validité plus longue, citant la fièvre typhoïde qui se fait tous les trois ans et la fièvre jaune tous les dix ans.
En dehors de cette campagne ponctuelle, il a souligné qu’une équipe de vaccination en provenance de Yamoussoukro intervient déjà deux fois par semaine, les mercredis et jeudis, à la maternité de Tiébissou.
Au cours de cette rencontre, un agent du centre régional de transfusion sanguine de Yamoussoukro, Ehouo Akossi, a également lancé un appel aux populations afin qu’elles participent davantage aux collectes de sang, destinées à réduire le déficit observé dans les banques de sang, une situation aggravée par la coïncidence des périodes de carême chrétien et de jeûne musulman.
(AIP)
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