Niakara, 12 mars 2026 (AIP) – Les autorités administratives et les responsables de la filière anacarde ont appelé l’ensemble des acteurs de Niakara à respecter scrupuleusement les dispositions réglementaires encadrant la commercialisation de la noix de cajou, en vue de garantir une campagne 2026 transparente et profitable aux producteurs.
Le lancement officiel de cette campagne s’est tenu, lundi 9 mars 2026 à la préfecture de Niakara, sous la présidence du préfet du département, Maténin Ouattara, et en présence des acteurs locaux de la filière, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des représentants du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK) de la région du Hambol.
Au cours de cette rencontre, le délégué régional du CCAK du Hambol, Issouf Konaté, a insisté sur l’importance du respect des règles qui encadrent la commercialisation de la noix de cajou, notamment l’identification des acheteurs et de leurs pisteurs, les conditions de séchage et de tri des noix, ainsi que les modalités de transport et de vente du produit.
Selon lui, ces mesures visent à renforcer la traçabilité de la production nationale, lutter contre les pratiques frauduleuses et préserver la qualité de la noix de cajou ivoirienne sur les marchés.
M. Konaté a particulièrement attiré l’attention des producteurs sur la responsabilité qui leur incombe dans l’opération de séchage des noix, rappelant que cette étape est déterminante pour maintenir la valeur marchande du produit.
« L’acheteur ne doit pas sécher les noix de cajou. Lorsque cette disposition n’est pas respectée, certains acheteurs en profitent pour réduire le prix du kilogramme sous prétexte que le produit n’a pas été séché », a-t-il expliqué, invitant les producteurs à livrer des noix bien séchées et soigneusement triées.
Le responsable régional du CCAK a également rappelé que toute opération d’achat de noix de cajou doit obligatoirement être accompagnée de documents de commercialisation réglementaires.
« Tout acheteur qui se rendrait coupable d’achat sans documents s’expose à des poursuites judiciaires. Il ne s’agit pas d’une simple irrégularité administrative, mais d’une infraction relevant de la loi », a-t-il averti.
Au plan national, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Koné Nabagné Bruno, a annoncé le prix bord champ du kilogramme de noix de cajou bien séchée et triée à 400 FCFA pour la campagne de commercialisation 2026, en baisse de 25 FCFA par rapport à la campagne précédente.
Cette décision, a-t-il expliqué lors de la deuxième édition des Journées nationales du producteur du coton et de l’anacarde (JNPCA), tenue les 6 et 7 février à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix à Yamoussoukro, tient compte du contexte économique international, de l’évolution du marché mondial et de la nécessité d’assurer aux producteurs une rémunération aussi stable que possible.
(AIP)
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