Korhogo, 13 mars 2026 (AIP) – La Direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant du Poro (DRFFE-Poro), le Centre régional appui à société civile-nord et le collectif des associations des sections féminines des structures publiques, parapubliques et privées de la région, a organisé jeudi 12 mars 2026, à Korhogo, un panel sur la protection et la promotion des droits des femmes et des filles.
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (JIF) édition 2026, placée sous le thème « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ».
Dans son allocution d’ouverture, la directrice régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant du Poro, Ouattara Mariame épouse Nouama, a indiqué que le gouvernement, à travers le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, met en œuvre des politiques publiques et des programmes visant à renforcer l’autonomisation des femmes, à prévenir et combattre les violences basées sur le genre, ainsi qu’à promouvoir un environnement social favorable à l’épanouissement des femmes et des filles.
Elle a toutefois relevé que, malgré les progrès enregistrés, plusieurs défis persistent. Selon elle, dans certaines communautés, les normes sociales et certaines pratiques traditionnelles continuent d’influencer les perceptions et les comportements à l’égard des droits des femmes et des filles.
« Ces réalités appellent une réflexion approfondie et un engagement renouvelé de l’ensemble des acteurs de la société », a-t-elle souligné.
Trois communications ont meublé ce panel. La première a été présentée par Mme Ouattara sur le thème « Dispositifs de prise en charge sociale des femmes et des filles victimes de violences : état des lieux et améliorations nécessaires ».
Le troisième adjoint au maire de Korhogo, Soro Farah, est intervenu sur « la contribution des collectivités locales à la promotion et à la protection des droits des femmes et des filles ».
Pour sa part, le magistrat Agricola Famien a animé une communication sur « le renforcement de la réponse judiciaire face aux violences et violations des droits des femmes et des filles : défis et perspectives ». Au cours de son intervention, il a indiqué que toute victime peut saisir les services de police ou de gendarmerie pour porter plainte.
Il a par ailleurs relevé plusieurs difficultés, notamment la réticence de certaines victimes à dénoncer les faits, souvent en raison de la peur, de la pression sociale ou encore du manque d’information sur leurs droits et les voies de recours.
Face à ces défis, il a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations et la collaboration entre les services judiciaires, les forces de sécurité et les structures sociales afin d’améliorer la prise en charge des victimes.
(AIP)
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