Abengourou, 14 mars 2026 (AIP) – L’antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) d’Abengourou a organisé, vendredi 13 mars 2026, une conférence publique de sensibilisation sur les violences à caractère sexuel, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIF), tout en annonçant la mise en place d’un centre d’écoute destiné à accompagner les victimes et prévenir de nouveaux drames en milieu estudiantin.
Placée sous le thème « Égalité, justice et dignité », cette rencontre vise à renforcer les capacités de l’institution dans la lutte contre les violences à caractère sexuel (VACS) et à sensibiliser les étudiantes sur les risques et les conséquences de ces violences.
Cette initiative intervient après deux agressions mortelles survenues en 2025, ayant coûté la vie à deux étudiantes, respectivement à l’INFAS d’Abidjan et à l’antenne d’Abengourou. Ces drames avaient suscité une vive émotion dans la ville et profondément marqué la communauté éducative.
« C’est dans ce contexte que nous avons initié cette conférence afin de sensibiliser nos étudiantes sur les violences à caractère sexuel et leurs conséquences », a déclaré, la directrice de l’antenne INFAS d’Abengourou Mme Konan Sophie, soulignant que cette démarche vise également à renforcer la protection des étudiantes et à promouvoir un environnement d’apprentissage sûr et respectueux.
Elle a, par ailleurs, exhorté les jeunes filles à faire preuve de prudence, de dignité et de responsabilité dans leur manière de vivre, tout en les encourageant à apprendre à se prendre en charge afin d’éviter certaines situations de dépendance pouvant les exposer à des dangers.
La conférencière, Mme Kpazaï N’Zian, responsable de la cellule de lutte contre les violences à caractère sexuel à l’INFAS d’Abengourou, a pour sa part indiquée que la cellule d’écoute mise en place au sein de l’établissement a pour mission d’accueillir les victimes, de les écouter et de les accompagner dans leurs démarches.
« L’objectif est d’amener nos étudiantes à s’ouvrir et à venir se confier à nous afin que nous puissions les aider à trouver des solutions à leurs problèmes », a-t-elle expliqué.
Selon la responsable informatique de l’établissement, Mme Siriki Carole, plusieurs cas de violences sexuelles, y compris concernant des hommes, ont été enregistrés et pris en charge par la cellule au cours de l’année 2025.
(AIP)
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