Tengrela, 17 mars 2026 (AIP) – Les populations de Papara ont pris part, dimanche 15 mars, à un forum public de sensibilisation consacré à la gestion durable des ressources naturelles et à la protection de l’environnement, organisé par l’ONG Faladagué dans le cadre du projet « Appui à la gestion durable des ressources naturelles et à la sensibilisation environnementale dans les zones de Débété et Papara », avec l’appui du projet SECORCI 2 financé par l’Union européenne.
Selon le chef du projet de l’ONG Faladagué, Traoré Dakassié Adama, cette activité vise à renforcer les connaissances des communautés locales sur les enjeux environnementaux et à encourager l’adoption de pratiques responsables dans l’exploitation des ressources naturelles.
Au cours de la rencontre, les participants ont été instruits sur les effets néfastes de la dégradation des ressources naturelles, notamment la déforestation, l’appauvrissement des sols, la raréfaction de l’eau et la perte de la biodiversité.
Le lieutenant Rodrigue Pouho du cantonnement des Eaux et Forêts de Tengrela a invité les populations à adopter des comportements responsables pour la protection de l’environnement et la préservation des ressources naturelles. Il a expliqué que la destruction de la forêt et l’abattage excessif des arbres exposent les populations aux aléas climatiques, notamment la sécheresse et la dégradation des conditions de vie.
Selon le lieutenant Pouho, les arbres jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique et leur disparition favorise le dérèglement du climat. Il a également mis en garde contre l’utilisation de produits chimiques tels que le cyanure et le mercure dans l’exploitation aurifère, soulignant que ces substances polluent gravement les cours d’eau et les nappes phréatiques, mettant ainsi en danger la santé des populations et la survie des écosystèmes aquatiques.
Sur la question de l’accès à l’eau, le forestier a exhorté les personnes qui réalisent des puits et des forages à adopter une approche sociale ou solidaire dans leur utilisation en permettant aux voisinage de bénéficier de l’eau potable. Il a insisté sur le fait que l’eau constitue une ressource vitale destinée à tous et que son exploitation doit tenir compte des besoins de l’ensemble de la communauté.
Par ailleurs, le lieutenant Rodrigue Pouho a attiré l’attention sur la dégradation des sols, appelant les exploitants à refermer les trous creusés après les activités d’orpaillage ou d’exploitation afin d’éviter les accidents et la détérioration des terres agricoles. Il a enfin averti que la destruction du couvert végétal entraîne la raréfaction de la faune et de la flore. Une telle situation pourrait, à long terme, favoriser l’avancée de la désertification, la disparition de certaines espèces animales et végétales, ainsi que l’aggravation du réchauffement climatique.
Les populations ont réfléchi collectivement aux solutions pouvant contribuer à une gestion durable des ressources naturelles. Dans ce sens, les discussions ont notamment insisté sur la nécessité de promouvoir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, de protéger les forêts et les points d’eau, ainsi que de renforcer la sensibilisation des communautés sur la préservation des ressources naturelles.
Elles ont salué l’initiative de l’ONG Faladagué, estimant que cette rencontre contribue à renforcer la prise de conscience collective sur l’importance de préserver l’environnement pour les générations futures.
(AIP)
kdk/fmo

