Korhogo, 19 mars 2026 (AIP) – Le représentant pays de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean François Basse, a exprimé sa reconnaissance aux professionnels des médias pour leur contribution à la promotion des droits de l’enfant, lors de la première tribune des médias du Poro tenue jeudi 19 mars 2026 à Korhogo.
« C’est toujours un plaisir pour moi de rencontrer les hommes et les femmes des médias en région », a-t-il déclaré, rappelant que ces échanges constituent des moments privilégiés pour renforcer une information professionnelle au service des populations.
Le représentant de l’UNICEF a salué l’engagement des journalistes, dont plusieurs ont déjà couvert les activités de l’organisation.
« En informant, vous contribuez directement à améliorer la vie des enfants », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance du rôle des médias dans la sensibilisation des communautés.
Abordant le contexte global, M. Basse a relevé que des millions d’enfants restent encore privés d’éducation, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre, où environ 58 millions d’enfants sont non scolarisés.
En Côte d’Ivoire, a-t-il indiqué, des efforts significatifs sont toutefois consentis en partenariat avec l’État pour améliorer les indicateurs, en particulier dans le secteur éducatif.
Il a souligné que l’action de l’UNICEF est alignée sur les priorités nationales, notamment le Programme national de développement et les cadres de coopération du système des Nations unies.
« Nous travaillons dans un environnement où l’État joue pleinement son rôle de leadership, ce qui facilite l’atteinte des résultats jusqu’au dernier kilomètre », a-t-il expliqué.
Dans le domaine de l’éducation, Jean François Basse a mis en avant les progrès réalisés grâce à la construction de salles de classe, au recrutement d’enseignants et à la digitalisation des contenus pédagogiques.
Il a également salué l’instauration du certificat de qualification aux métiers, qu’il considère comme une avancée majeure pour l’insertion professionnelle des jeunes sortis du système scolaire classique.
Le diplomate onusien a par ailleurs relevé les impacts positifs des investissements dans les infrastructures, notamment routières, sur le bien-être des enfants, en facilitant l’accès aux services sociaux de base, y compris la vaccination et l’éducation.
Évoquant la question de la paix et de la sécurité, il a insisté sur leur importance capitale. « La paix n’a pas de prix. Sans stabilité, les enfants ne peuvent ni aller à l’école ni bénéficier des services essentiels », a-t-il martelé.
Sur le volet de la protection de l’enfant, M. Basse a déploré la persistance des cas de violences, d’exploitation et d’abus, appelant à une réponse plus ferme, notamment contre l’impunité. Il a également plaidé pour un renforcement de la prise en charge sanitaire et psychosociale des victimes.
Enfin, il a insisté sur l’importance de l’enregistrement des naissances, qu’il considère comme un droit fondamental. Il a salué les efforts de l’État ivoirien en matière de digitalisation, de décentralisation et d’intégration de ce service dans les structures sanitaires, tout en appelant à accélérer les progrès dans ce domaine.
Le représentant pays de l’UNICEF a conclu en réaffirmant l’engagement de son institution à accompagner la Côte d’Ivoire dans ses efforts pour garantir à chaque enfant ses droits fondamentaux.
(AIP)
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