Daloa, 24 mars 2026 (AIP) – Vingt officiers et sous-officiers issus de diverses unités de police participent, depuis lundi 23 mars à Daloa, à un atelier de renforcement des capacités sur la lutte contre la fraude documentaire.
Cette session s’inscrit dans le projet « Renforcement des capacités en gestion des frontières et prévention de la traite des personnes en Côte d’Ivoire », plus précisément dans son volet « Renforcement des capacités des unités de contrôle migratoire à l’intérieur du pays ».
Elle fait suite à deux ateliers similaires tenus à Abengourou et Bouaké. Un autre atelier, le quatrième du genre, est prévu à San Pedro, a indiqué le chargé de projet au Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), Kra Emile Kouakou.
La formation vise à doter les unités de police de contrôle intérieur, notamment sur les corridors routiers, de compétences techniques et opérationnelles en contrôle migratoire, fraude documentaire et identitaire. Les participants, issus des préfectures de Daloa et de Gagnoa, seront formés aux types de fraudes, formats et techniques d’impression des documents officiels, éléments de sécurité, méthodes de contrôle, et en reconnaissance faciale, a expliqué l’expert au Bureau ivoirien de lutte contre la fraude documentaire, le Lieutenant Dosso Youssouf.
« La formation est très pratique, avec beaucoup d’exercices et d’appareils à manipuler. Nous limitons donc les participants à 20 pour un travail efficace », a précisé M. Kra. Prévu jusqu’au vendredi 27 mars, l’atelier s’achèvera par la remise d’appareils portatifs de contrôle de documents de deuxième ligne.
La fraude documentaire, troisième industrie criminelle mondiale après le trafic de drogue et la prostitution, est de plus en plus sophistiquée. Favorisée par la méconnaissance des risques, la corruption, la pauvreté, les pressions migratoires et l’évolution technologique, elle porte préjudice aux individus, entreprises et État, a souligné le Lieutenant Dosso.
(AIP)
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