Bouaké, 28 mars 2026 (AIP)- La Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) a organisé, du mardi 24 au jeudi 26 mars 2026, un atelier de renforcement des capacités en éducation civique au profit d’une trentaine de jeunes âgés de 18 à 35 ans, dans le cadre de son programme régional « Dialogue politique en Afrique de l’Ouest ».
À l’ouverture des travaux, Mme Fatima Touré, chargée de programme, s’exprimant au nom de la représentante résidente de la KAS, Dr Stefanie Brinkel, a salué l’engagement des participants à prendre part à cette session de formation. Elle a indiqué que cet atelier vise à renforcer les compétences, le leadership et la capacité d’action des jeunes afin de consolider leur impact au sein de leurs communautés.
Elle a relevé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion d’une société fondée sur les principes démocratiques, le respect des droits humains et la participation citoyenne. Selon elle, les participants sont appelés à jouer un rôle dans la consolidation des institutions démocratiques, la promotion de la bonne gouvernance et la diffusion de pratiques citoyennes.
Plusieurs modules ont été développés au cours des trois jours de formation, notamment, les droits et devoirs du citoyen, le fonctionnement des institutions démocratiques, le leadership éthique, le rôle du citoyen dans la gouvernance locale, la redevabilité, les mécanismes de contrôle citoyen, ainsi que la gestion de projet.
Les modules relatifs aux droits et devoirs du citoyen et au fonctionnement des institutions démocratiques ont été présentés par Dr Flan Moquet César. Il a indiqué que le premier module s’est appuyé sur les dispositions de la Constitution ivoirienne de 2016, en mettant en exergue des droits tels que le droit à la vie et le droit à l’éducation.
Les échanges avec les participants ont porté sur la portée de ces droits et leur effectivité. Concernant le fonctionnement des institutions démocratiques, il a expliqué que les relations entre le Parlement, le gouvernement et le pouvoir judiciaire reposent sur des interactions qui traduisent le principe d’équilibre des pouvoirs. Il a précisé que ces relations participent à la transparence, à la stabilité politique et à la consolidation du système démocratique.
Les modules intitulés « Leadership éthique et rôle du citoyen dans la gouvernance locale » et « Redevabilité et mécanismes de contrôle citoyen » ont été animés par Dr Silué Alama. Il a présenté le leadership éthique comme un mode de gouvernance fondé sur des valeurs d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Il a indiqué que le citoyen est appelé à s’impliquer dans la gestion des affaires publiques en encourageant les dirigeants à respecter ces valeurs. Il a également expliqué que la redevabilité implique pour les responsables publics de rendre compte de leurs actions, de justifier leurs décisions et d’en assumer les conséquences.
Au cours de ce module, plusieurs mécanismes de contrôle citoyen ont été présentés. Les participants ont été invités à s’appuyer sur les informations publiques, à éviter la diffusion de fausses informations et à inscrire leurs actions dans le respect des textes juridiques. Les fondements nationaux et internationaux du contrôle citoyen ont été évoqués.
Le module consacré à l’introduction à la gestion de projet et aux techniques de mobilisation a été animé par M. Ghislain Coulibaly. Il a expliqué que la mise en œuvre d’un projet repose sur un ensemble d’actions coordonnées visant à apporter une réponse à un problème identifié.
Il a présenté les différentes phases du cycle de vie d’un projet, à savoir l’identification et la conception, la planification, la mise en œuvre ainsi que le suivi-évaluation. Pour chaque phase, il a détaillé les outils nécessaires, notamment l’analyse des problèmes, l’identification des bénéficiaires, la définition des objectifs, la mobilisation des ressources et la mise en place d’indicateurs de suivi.
M. Coulibaly a également abordé les techniques de mobilisation communautaire, financière et partenariale. Il a insisté sur la nécessité d’ancrer les projets dans les communautés, de rechercher des financements à travers des actions de plaidoyer et d’impliquer des partenaires.
Il a ajouté que les projets doivent intégrer les enjeux liés au genre et à l’inclusion sociale afin de prendre en compte les différentes catégories de populations.
Cet atelier s’inscrit dans la volonté de la KAS de contribuer au renforcement de la participation citoyenne et à la formation de jeunes capables d’initier et de conduire des actions au service de leurs communautés.
(AIP)
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