Niakara, 3 avr 2026 (AIP) – Les producteurs de noix de cajou du département de Niakara, dans la région du Hambol (centre-nord), ont largement adopté, au titre de la campagne 2026, une stratégie de vente progressive de leurs récoltes séchées et triées, afin de limiter les risques liés aux fluctuations du marché, a constaté l’AIP.
Cette approche consiste à écouler les productions au fur et à mesure des récoltes, plutôt que de les stocker dans l’espoir d’une hausse des prix.
« Je ne veux plus prendre de risques ; je vends mon produit au fil des récoltes », a expliqué un producteur à Pêkaha, N’tieng Koné, résumant le choix de nombreux planteurs de la zone.
La même tendance est observée dans plusieurs localités de Tortiya, Tafiré, Pétionara, Ouéréguékaha et de Timorokaha où les producteurs privilégient désormais une gestion plus prudente de leur production.
À Tafiré, le producteur Ali Ouattara justifie ce changement d’approche par les incertitudes du marché. « Le stockage dans l’espoir d’une hausse des prix expose désormais à des pertes. Tu risques de vendre à un prix dérisoire », a-t-il averti.
Autrefois répandue dans la circonscription de Niakara, la pratique du stockage prolongé est aujourd’hui de plus en plus déconseillée par la délégation régionale du Conseil coton-anacarde-karité du Hambol, dirigée par Issouf Konaté. Celui-ci recommande la vente des noix immédiatement après séchage et tri, afin de sécuriser les revenus des producteurs.
Pour la campagne 2026, lancée le 7 février à Yamoussoukro, le prix bord champ est fixé à 400 FCFA/kg, en baisse de 25 FCFA par rapport à 2025, une évolution attribuée aux tendances du marché international.
(AIP)
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