Abidjan, 29 avr 2026 (AIP) – Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a exhorté les jeunes ivoiriens et africains à s’approprier l’Intelligence artificielle (IA) et à en faire « l’instrument de leur succès »
M. Ouattara s’est exprimé, mardi 28 avril 2026, lors de la cérémonie officielle de lancement de la 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) axée sur le thème « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? »
« À toute la jeunesse de Côte d’Ivoire et d’Afrique : saisissez l’IA, maîtrisez-la et faites-en l’instrument de votre succès », a lancé le ministre devant un parterre de jeunes, d’acteurs culturels et de personnalités réunis à l’Institut national de la jeunesse et des sports.
Il a insisté sur l’urgence pour les jeunes de ne pas rester en marge de cette révolution technologique mondiale, au risque d’accuser un retard en matière de compétitivité.
Selon lui, les projections à l’horizon 2030 annoncent un marché mondial de l’IA dépassant les 2 000 milliards de dollars, avec un impact économique global estimé à plus de 20 000 milliards de dollars.
Dans cette dynamique, il a affirmé que la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, s’est engagée dans une transformation numérique ambitieuse visant à faire de l’IA un levier d’accélération du développement, notamment à travers la formation des jeunes, la valorisation du potentiel local et la création d’un écosystème technologique performant.
De son côté, le commissaire général du FEMUA, A’Salfo, a mis en perspective les enjeux de l’intelligence artificielle, soulignant qu’elle « transforme nos habitudes, nos métiers, nos économies, nos façons d’apprendre, et même nos pensées ».
Pour lui, l’IA constitue avant tout « une opportunité immense » pour l’Afrique, notamment en matière d’éducation, de modernisation sociale, de renforcement des systèmes économiques et de création d’emplois.
Toutefois, il a mis en garde contre les risques, notamment ceux liés à la perte d’identité culturelle, appelant à une appropriation maîtrisée et stratégique de cette technologie.
« L’Afrique doit faire le choix de s’approprier l’Intelligence artificielle, d’investir dans le savoir et d’encourager l’innovation locale. Car si nous ne le faisons pas, d’autres décideront pour nous », a-t-il prévenu, indiquant que le FEMUA entend jouer sa partition à travers des conférences, panels et activités dédiées à l’innovation.
Dans un ton plus symbolique, A’Salfo a conclu en soulignant les limites de la technologie face à la créativité humaine. « L’intelligence artificielle peut écrire des discours, mais elle ne peut pas écrire notre histoire. C’est à nous de la façonner et de lui donner un sens », a-t-il ajouté.
Le FEMUA 18 se positionne ainsi comme un cadre d’échanges et de réflexion, alliant culture et innovation, pour rapprocher la jeunesse africaine des grandes mutations technologiques et renforcer son rôle dans la construction d’une Afrique compétitive.
(AIP)
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