Yamoussoukro, 1er mai 2026 (AIP) – Les autorités administratives et techniques du secteur minier ont intensifié, mercredi 29 avril 2026 à Kossou, dans le district autonome de Yamoussoukro, les actions de sensibilisation contre l’orpaillage illégal, dans le cadre d’une initiative nationale impulsée par le ministre des Mines.
Selon le sous-préfet de Kossou, Soumahoro Sahi, cette campagne s’inscrit dans le prolongement d’une vaste opération engagée depuis 2025 à travers plusieurs localités du pays, visant à lutter contre l’exploitation anarchique de l’or et à promouvoir une activité minière encadrée et légale.
« Cette activité répond à une instruction du ministre, qui nous a demandé de poursuivre les efforts de sensibilisation entamés notamment à Toumodi, et de les étendre à l’ensemble du territoire national », a -t-il expliqué à l’issue de la séance.
Zone reconnue pour son potentiel aurifère, Kossou est particulièrement exposée au phénomène de l’orpaillage illégal, notamment aux abords du fleuve Bandama. Face à cette situation, les autorités ont opté pour une approche inclusive, impliquant les populations locales dans la lutte contre ce fléau.
Le directeur régional des Mines et de la Géologie de Yamoussoukro, Daba Innocent, a souligné que l’implication des communautés est déterminante pour endiguer le phénomène.
« L’orpaillage illégal ne peut prospérer sans la complicité des populations. Il est donc essentiel que celles-ci s’approprient la lutte », a-t-il affirmé, relevant que certaines zones restent particulièrement affectées.
Tout en reconnaissant les limites de l’action étatique, il a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif. « L’État ne peut pas tout faire seul. C’est pourquoi cette démarche participative a été initiée », a-t-il ajouté.
Les premiers résultats de cette stratégie commencent, selon lui, à se faire sentir, citant en exemple la localité de Yobouékro, dans le département de Toumodi, où des populations se sont organisées pour exercer une activité minière dans le respect de la réglementation.
Par ailleurs, les autorités ont exhorté les jeunes à s’orienter vers les métiers du secteur minier, dans un contexte où la Côte d’Ivoire entend renforcer sa politique de contenu local.
« Le pays dispose d’importantes potentialités aurifères. Il est donc crucial de former une relève qualifiée pour accompagner le développement du secteur », a indiqué le directeur régional.
Au terme de la rencontre, les populations et les forces de l’ordre ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’État dans la lutte contre l’orpaillage illégal, présentée comme un combat de longue haleine nécessitant une mobilisation continue.
(AIP)
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