Kouto,1er mai 2026 (AIP) – L’Organisation non gouvernementale Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits humains (ONG IPSDH), a organisé, mardi 28 avril 2026, à Monongo, une séance de sensibilisation sur des fléaux susceptibles de survenir à l’occasion des travaux de réhabilitation des routes rurales dans la région de la Bagoué.
Monongo est une localité située à environ 20 km de Kolia, son chef-lieu de sous-préfecture, dans le département de Kouto (région de la Bagoué).
Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement social des travaux de réhabilitation des routes rurales non bitumées dans la région de Bagoué, notamment le tronçon Monongo–Zanasso, long de 12,61 km, dont la livraison est prévue en juillet 2026, selon l’entreprise Africoge, en charge des travaux.
Au cours de cette rencontre, plusieurs thématiques ont été abordées, dont la sécurité routière, les violences basées sur le genre (VBG) et le VIH/SIDA ainsi que les infections sexuellement transmissibles (IST).
S’agissant de la sécurité routière, le chef de service du transport terrestre à la direction régionale des Transports et des affaires maritimes de la Bagoué, Koné Paulin Martial, a indiqué que la réhabilitation des routes contribue à réduire les accidents de la circulation à hauteur de 25 %, tout en soulignant son importance pour le développement économique.
L’expert a informé les populations de la présence, durant les travaux, de panneaux de signalisation à fond jaune, appelés « panneaux de signalisation temporaire », destinés à prévenir les usagers des dangers liés aux chantiers.
Des conseils de bonne conduite ont également été prodigués aux piétons, en vue d’assurer leur sécurité sur la voie publique.
« La sécurité routière est l’affaire de tous. Soyons tous concernés et adoptons de bons comportements, particulièrement en période de travaux », a-t-il insisté.
S’agissant des violences basées sur le genre, le directeur du centre social de Kouto, Agbissi Agbé a présenté les différentes formes de VBG, notamment le viol, l’agression physique, le déni de ressources, le mariage forcé, l’agression sexuelle et la violence émotionnelle.
Il a exhorté les populations à dénoncer ces pratiques et à protéger les personnes vulnérables.
En ce qui concerne le VIH/SIDA et les IST, l’infirmière du centre de santé rural de Monongo, Bayo Fatoumata, a relevé que, bien que la maladie ait longtemps suscité la crainte, il est désormais possible de vivre avec le VIH grâce aux avancées médicales.
Elle a toutefois insisté sur la nécessité de la prévention, à travers l’adoption de comportements responsables, et encouragé les populations à se faire dépister régulièrement afin d’éviter des complications graves.
Le sous-préfet de Kolia, Don Gabriel, a salué cette initiative de l’IPSDH, qui contribue à une meilleure appropriation des enjeux liés aux travaux de réhabilitation des infrastructures routières et à la promotion de comportements responsables au sein des communautés.
(AIP)
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