Bondoukou, 1er mai 2026 (AIP) – Le préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a réaffirmé, vendredi 1 er mai 2026, l’engagement du gouvernement ivoirien à améliorer durablement les conditions de vie et de travail des populations, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail, marquée par des échanges francs avec les organisations syndicales.
S’exprimant au nom du gouvernement, le représentant de l’État a assuré que les préoccupations soulevées par les travailleurs s’inscrivent au cœur des priorités nationales.
« Je voudrais vous assurer que la recherche de solutions aux préoccupations que vous avez soulevées constitue l’un des axes stratégiques de la politique sociale du gouvernement de la République de Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, précisant que cette politique vise l’équilibre social, la consolidation des bases d’une nation prospère et résiliente, la sécurité sur l’ensemble du territoire et la lutte contre la vulnérabilité et l’extrême pauvreté.
Le préfet a souligné que, sous l’impulsion du président de la République, Alassane Ouattara, l’inclusion sociale et le bien-être des citoyens constituent la clé de voûte de l’action gouvernementale. À cet effet, il a mis en exergue les résultats du Programme social du gouvernement, notamment le Programme d’appui à la politique sociale (PSGouv 2, 2022-2024), qui a permis de consolider les acquis et d’étendre les infrastructures de base.
Selon lui, ce programme a favorisé le désenclavement de plusieurs localités, l’amélioration de l’accès aux soins de santé de qualité, la mise en œuvre de vastes projets d’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que le renforcement des mesures économiques en faveur des populations vulnérables.
Il a également évoqué les actions d’autonomisation des jeunes et des femmes à travers des mécanismes tels que le Contrat de désendettement et de développement (C2D) et le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), ainsi que l’extension des filets sociaux productifs dans plusieurs régions.
Dans le domaine social, le préfet a cité plusieurs mesures significatives, notamment le recrutement de personnes en situation de handicap dans l’administration publique et le secteur privé, l’instauration d’une taxe contributive pour leur promotion, l’octroi de primes exceptionnelles aux fonctionnaires et agents de l’État, ainsi qu’aux retraités des secteurs public et privé.
Il a en outre mentionné la mise en place du régime des travailleurs indépendants, l’instauration d’un régime complémentaire de retraite par capitalisation permettant aux fonctionnaires de maintenir leur niveau de vie après leur départ à la retraite, ainsi que le relèvement de la pension minimale de 30 000 à 60 000 francs CFA.

En amont de cette intervention, le directeur régional du Travail et de la Protection sociale du Gontougo, N’Goran Kouassi Beugré, a rappelé le rôle de son institution dans la régulation du monde du travail, notamment à travers le contrôle de l’application de la législation, l’arbitrage des conflits et la promotion du dialogue social.
Présentant le bilan de l’année 2025, il a indiqué que 96 conflits ont été enregistrés dans la région, dont plusieurs ont été réglés à l’amiable, tandis que d’autres restent en instance ou ont été transmis au tribunal du travail.
Il a toutefois relevé des insuffisances préoccupantes, notamment l’absence de couverture sociale pour une partie des travailleurs, le non-respect de la délivrance de bulletins de salaire, des rémunérations inférieures au salaire minimum interprofessionnel garanti, ainsi que l’absence de suivi médical préventif pour de nombreux employés.
Face à ces constats, il a annoncé le renforcement des actions de contrôle, de sensibilisation et d’accompagnement des entreprises, dans le cadre de la stratégie nationale visant à améliorer la conformité aux normes du travail.
Les organisations syndicales ont, pour leur part, exprimé leurs préoccupations relatives à la précarité de l’emploi, aux licenciements abusifs, à la cherté de la vie, à la fiscalité jugée élevée et aux difficultés d’accès aux services sociaux de base.
Elles ont également soulevé des préoccupations spécifiques aux secteurs de l’éducation, de la santé et du privé, tout en appelant à une meilleure redistribution des richesses, à l’amélioration des salaires et au renforcement de la justice sociale.
Répondant à ces doléances, le préfet a invité les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et la concertation, soulignant que la paix sociale constitue un levier essentiel pour le développement.
La célébration du 1er mai à Bondoukou s’est déroulée dans une ambiance à la fois revendicative et fraternelle, marquée par une marche des travailleurs à travers la ville et la distinction d’une quarantaine de femmes pour leurs performances dans divers secteurs d’activité, illustrant leur contribution au développement local.
(AIP)
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