Bongouanou, 08 mai 2026 (AIP)- Au total, 4 053 ménages de la région du Moronou, à savoir 3 140 en milieu rural et 913 en zone urbaine, sont ciblés dans le cadre de la deuxième phase du Registre social unique (RSU), a appris l’AIP, lors d’une réunion d’information et de validation tenue jeudi 7 mai 2026 à la préfecture de Bongouanou.
La rencontre, présidée par le préfet de région, Dongo Kobenan, a réuni les chefs traditionnels ainsi que les directeurs régionaux des ministères en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, et de la Protection sociale.
Pour cette deuxième phase, 36 enquêteurs répartis en neuf équipes seront déployés sur l’ensemble du territoire régional. Contrairement à la première étape, où les localités avaient été désignées par tirage au sort, la sélection des zones d’enquête reposera désormais sur des critères objectifs, notamment la taille des villages, le niveau de pauvreté des ménages et l’accessibilité géographique.
Le bilan présenté au cours de la réunion fait état de résultats jugés satisfaisants pour la première phase du projet, lancée en mars 2025 dans le Moronou. Sur un objectif initial de 6 274 ménages à enquêter, 5 534 ont effectivement été recensés, soit un taux de réalisation de 88,2 %.
L’ouverture de guichets de proximité dans les centres sociaux et certaines structures spécialisées, notamment les Institutions de formation et d’éducation féminine (IFEF) et les complexes socio-éducatifs, a permis d’élargir l’opération et d’atteindre un total de 7 423 ménages inscrits.
Ces données constituent désormais une base de référence pour le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux, notamment le projet de transferts monétaires productifs (PTMP) et le projet « popote familiale ».
Le Registre social unique est un système d’information destiné à identifier les populations vulnérables à partir de critères socio-économiques harmonisés.
Afin de garantir la fiabilité des données collectées, le préfet Dongo Kobenan a instruit les sous-préfets et les leaders communautaires de s’impliquer activement dans le processus. Les chefs traditionnels ont ainsi été invités à sensibiliser les populations à l’importance de cette opération, à faciliter l’accueil des agents enquêteurs et à contribuer à l’hébergement des travailleurs sociaux dans les villages.
(AIP)
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