Abidjan, 22 mai 2026 (AIP)-Le Conseil du café-cacao, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a présenté jeudi 21 mai 2026 à Abidjan, les conclusions d’une étude portant sur les approches de promotion de l’agroforesterie dans la culture du cacao en Côte d’Ivoire.
La rencontre, qui a réuni une soixantaine de participants issus des secteurs public et privé, tous engagés dans la mise en œuvre d’initiatives agroforestières, a permis de partager les principaux enseignements de l’étude et de recueillir les observations des différentes parties prenantes, en vue de renforcer la coordination des actions en cours.
L’étude, fondée sur une enquête de terrain comprenant notamment des entretiens avec 261 producteurs, dresse un état des lieux des acteurs impliqués dans la promotion de l’agroforesterie (régulateur de la filière, bailleurs de fonds, promoteurs, entre autres) ainsi que de leurs rôles respectifs.
Elle met également en évidence les principales approches observées sur le terrain, notamment la production et la distribution de plants, l’appui au planting, les dispositifs de conseil agricole et de formation, ainsi que les mécanismes d’incitations financières et non financières.
Les conclusions de l’étude plaident en faveur d’une approche plus coordonnée et harmonisée, associée à un meilleur accompagnement des producteurs. Les recommandations formulées portent notamment sur la consolidation de la gouvernance des systèmes agroforestiers, leur alignement sur les orientations de la norme ARS 1000, l’amélioration de l’accès des producteurs à un conseil agricole intégré, la disponibilité des plants agroforestiers, ainsi que la définition de mesures d’incitation pertinentes et harmonisées.
Le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a réaffirmé l’engagement de l’agence onusienne à accompagner le conseil du café-cacao et l’ensemble des acteurs de la filière cacao dans la recherche de solutions durables face aux défis auxquels sont confrontés les producteurs ainsi que les économies des pays membres.
Au nom du Conseil du café-cacao, le directeur de la Recherche et de la Lutte contre le Changement climatique, Tahi Gnion Mathias, a indiqué que cet atelier constitue une étape décisive vers une approche plus opérationnelle de la promotion de l’agroforesterie dans la cacaoculture, en vue de mieux documenter les initiatives existantes, d’évaluer les acquis, d’identifier les insuffisances et de proposer des orientations concrètes destinées à renforcer les interventions dans les bassins de production.
Il a précisé que le rapport soumis à validation ne constitue pas un document figé, mais une base de travail appelée à être enrichie par les contributions et recommandations des participants.
(AIP)
bsp/cmas

