Daloa, 29 mai 2026 (AIP) – Le coordonnateur général de la Coordination africaine des droits de l’homme pour les armées (CADHA), Bakari Diaby, a appelé les populations civiles ivoiriennes à ne plus être de simples « consommatrices passives de la sécurité », mais à participer activement à sa construction aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS), dans un discours prononcé jeudi 28 mai 2026 à Daloa.
« La population ne doit pas être une consommatrice passive de la sécurité. Elle doit co-produire la sécurité avec les FDS », a déclaré M. Diaby, à l’occasion du lancement des 5es Journées portes ouvertes des droits de l’homme et du droit international humanitaire au sein des forces armées qu’organise la CADHA.
Il a expliqué que la « co-production de la sécurité » consiste à collaborer avec les FDS en signalant à la police, la gendarmerie, la douane et les services des eaux et forêts tous les faits et gestes suspects observés, afin de permettre une meilleure anticipation des menaces.
Ces 5es Journées portes ouvertes, qui se poursuivent jusqu’à samedi, réunissent autorités administratives, organisations de la société civile, leaders communautaires et chefs traditionnels autour du renforcement du lien armée-nation face aux défis sécuritaires.
Les échanges visent à définir des mécanismes de coopération entre FDS et populations civiles susceptibles de renforcer l’efficacité des forces de sécurité, dans le respect des exigences sécuritaires et humanitaires.
Dans un contexte marqué par la persistance de menaces sécuritaires dans la sous-région, notamment les risques transfrontaliers, la CADHA estime que la sécurité doit être désormais envisagée comme une responsabilité partagée.
Ces journées visent également à renforcer le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire au sein des Forces de défense et de sécurité, tout en consolidant la confiance entre militaires et civils.
(AIP)
kaem/fmo

