Abidjan, 19 nov 2025 (AIP)- L’Association nationale des organisations professionnelles agricoles de Côte d’Ivoire (ANOPACI) et le Réseau des organisations paysannes et de producteurs d’Afrique de l’Ouest (ROPPA) organisent du mercredi 19 au jeudi 20 novembre 2025 à Abidjan, un atelier de formation sur la veille citoyenne pour mieux investir les espaces de dialogue au niveau local, national et transfrontalier.
Selon le président du Conseil d’administration de l’ANOPACI, Pr N’Zi Kouassi Eugène, la transhumance est une forme de déplacement saisonnier du bétail en pâturage, qui peut avoir des conséquences importantes sur l’environnement et les communautés locales.
Il a expliqué que l’objectif de cet atelier est de mettre en place des dispositifs pour poser les bases d’un dialogue structuré entre acteurs locaux, régionaux et décideurs, et pour atteindre les risques et conflits liés à la transhumance. « Nous voulons créer un cadre de dialogue formel entre la profession et les décideurs pour discuter des difficultés et faire des propositions », a déclaré Pr N’Zi.
Le secrétaire exécutif du ROPPA, Ousséini Ouédraogo, a souligné l’importance de la question du pastoralisme et de la gestion des conflits. « Le pastoralisme est un secteur stratégique pour l’économie de nos pays, la gestion durable des ressources et la cohésion sociale », a-t-il indiqué.
Les participants à l’atelier en provenance de Korhogo, Sinématiali, Ferkessédougou et Ouangolodougou ont pu bénéficier de formations et d’échanges sur les meilleures pratiques pour gérer les conflits liés à la transhumance et pour promouvoir un développement durable et inclusif.
La sous-directrice de la représentation et de la gestion des espaces pastoraux, pêches et aquacultures au ministère des Ressources animales et Halieutiques (MIRAH), Bamba Fatoumata Sidibé, a souligné l’importance de la collaboration entre les différents acteurs pour relever les défis de la transhumance.
Cette formation réunit une vingtaine d’acteurs clés du secteur pastoral, notamment des pasteurs, agropasteurs, représentants du MIRAH, ainsi que des experts du ROPPA. Elle vise à renforcer les capacités des membres en matière de suivi citoyen des politiques publiques liées au pastoralisme, enjeu crucial pour la sécurité alimentaire et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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