Séguéla, 19 jan 2026 (AIP) – La finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a tenu toutes ses promesses au maquis « Le Forestier », transformé en Fanzone, permettant aux supporters de vivre une soirée haletante, marquée par suspense, frissons et dénouement spectaculaire.
Les supporters et la longue attente du dénouement
Dès le coup d’envoi, l’ambiance était électrique. Les drapeaux marocains dominaient l’espace, les chants résonnaient, et chaque action était suivie d’exclamations passionnées. Pourtant, sur le terrain, aucune des deux équipes ne parvenait à faire la différence. À la mi-temps, le score restait vierge : 0-0.
La seconde période s’emballe. Le Sénégal croit ouvrir le score, mais son but est refusé pour une faute sur un défenseur marocain. La tension monte d’un cran.
« C’est du vol ! L’arbitrage est mauvais. Ils veulent forcément que le Maroc remporte cette coupe », s’emporte un jeune supporter sénégalais, environ 25 ans, transpirant à grosses gouttes. Il se rassoit, s’essuie avec un bout de son écharpe, maugréant.
Lorsqu’à la 80ᵉ minute, le Maroc obtient un penalty. L’arbitre désigne le point de réparation, mais les Sénégalais protestent avec véhémence. Dix longues minutes de confusion s’ensuivent, avant que le jeu ne reprenne.
« Vous voyez ça, ce n’est pas un penalty. C’est du vol », s’écrit un autre supporter entonnant un chant d’encouragement lorsque les joueurs sénégalais quittent le terrain.
Brahim Diaz s’avance, le silence s’installe. Il frappe… et rate ! Le ballon est capté, sans grande difficulté, par le gardien sénégalais. Le maquis explose, partagé entre stupeur et soulagement. Les Sénégalais, galvanisés par ce coup du sort, reprennent confiance.
Revigorés, les Lions de la Teranga durant la prolongation repartent à l’assaut. À quelques minutes du terme, ils trouvent enfin la faille et inscrivent le but libérateur. (1-0) pour le Sénégal. Le Maroc, sonné, ne parviendra jamais à revenir.
Séguéla en transe malgré la défaite marocaine
Au coup de sifflet final, le maquis s’embrase. Les chants, les danses et les sons des bouteilles résonnent jusque tard dans la nuit. Les supporters marocains, déçus mais dignes, saluent la performance de leur équipe.
« C’est le sport, nous avons perdu mais on va se remettre rapidement de cette défaite et repartir de plus belle », affirme, triste, Ibrahim Doumbia, un supporter marocain, Les Sénégalais, eux, savourent une victoire historique.
Cette finale de la CAN 2026 restera comme un condensé de passion et de dramaturgie. Entre le penalty manqué de Diaz et le but décisif sénégalais, Séguéla a vécu une soirée où le football a prouvé, une fois encore, qu’il est bien plus qu’un sport : un spectacle total, un ciment social, une émotion partagée.
(AIP)
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