Abidjan, 3 avr 2026 (AIP) – L’industrie du thé kényan franchit un nouveau cap financier en affichant des recettes record pour l’année 2025, tout en faisant face à des tensions logistiques majeures qui pèsent sur ses expéditions, a rapporté vendredi 3 avril 2026 l’Agence de presse kenyane.
Selon cette Agence de presse, les dernières données du Conseil du thé du Kenya publiées jeudi 2 avril 2026, les exportations ont généré 186,91 milliards de shillings kényans (environ 1,44 milliard de dollars) en 2025, marquant une progression de 2,87 % sur un an. L’augmentation des revenus s’appuie principalement sur une hausse significative des volumes expédiés.
Le Kenya a exporté 652 millions de kilogrammes de thé, soit un bond de 9,81 % par rapport aux 594 millions de l’exercice précédent. Cette performance s’explique par l’écoulement massif des stocks invendus accumulés au cours des années 2023 et 2024.
Au total, en incluant la consommation locale, la valeur globale de la filière s’établit à 218,8 milliards de shillings (1,68 milliard de dollars), en croissance de 1,7 %.
Le Kenya renforce son empreinte mondiale en diversifiant ses destinations, avec désormais 100 pays acheteurs contre 96 en 2024.
Le Pakistan reste le premier marché stratégique, devant l’Égypte, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et la Russie. Malgré ces chiffres encourageants, une menace pèse sur la trésorerie des producteurs.
Les tensions géopolitiques et les perturbations des routes maritimes au Moyen-Orient ralentissent les flux, bloquant environ 8 millions de kilogrammes de thé dans les entrepôts du port de Mombasa.
Véritable poumon économique du pays aux côtés du café et de l’horticulture, le thé confirme son rôle de pourvoyeur essentiel de devises étrangères.
Si la croissance des volumes est robuste, le secteur reste toutefois vulnérable aux aléas du commerce international et à la fluidité des corridors maritimes.
( AIP)
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