Abidjan, 15 avr 2026 (AIP) – Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a réaffirmé mardi 14 avril 2026 à Abidjan, l’engagement de l’agence onusienne à accompagner les acteurs de la filière cacaoyère dans la lutte contre le virus du Swollen Shoot.
S’exprimant à l’occasion d’un atelier des parties prenantes consacré à la stratégie régionale de réponse à cette maladie virale, M. Nyemah a assuré de la poursuite des appuis de la FAO à la filière, en étroite collaboration avec les régulateurs, l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, ainsi que l’ensemble des acteurs concernés.
Il s’agit, selon lui, de relever les défis qui affectent négativement les conditions de vie de plusieurs millions de personnes et fragilisent les économies de nombreux pays membres.
Il a rappelé que la maladie du Swollen Shoot constitue aujourd’hui une menace majeure pour les producteurs et l’ensemble des intervenants de la filière cacao, soulignant l’urgence de mettre en œuvre des solutions durables.
À cet égard, il a salué le secrétariat exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana pour son rôle proactif, notamment à travers l’anticipation des réflexions sur ce fléau et la mobilisation, depuis plusieurs années, des acteurs de la recherche ainsi que des praticiens de la filière.
« Ces défis nous obligent, en tant que partenaires au développement, à poursuivre résolument nos multiples appuis afin de renforcer la résilience de la filière face à ces aléas », a-t-il affirmé.
L’expert du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Côte d’Ivoire, François N’Guessan Kouamé, a, pour sa part, présenté les axes majeurs de la riposte contre le virus pour les cinq prochaines années, mettant en avant la nécessité d’une surveillance accrue des parcelles infectées.
La stratégie préconise notamment une détection précoce à travers des tests sérologiques en laboratoire, l’amélioration des rendements des vergers existants, le renforcement de la résilience des cultures face au changement climatique et au Swollen Shoot, ainsi que le développement, grâce à la recherche agronomique, de variétés de cacao résistantes à la maladie.
Au Ghana, entre 300 000 et 400 000 producteurs sont déjà menacés par ce fléau. Pour soutenir les efforts de riposte, la Banque mondiale a accordé un financement de 100 millions de dollars destiné à la réhabilitation de 210 000 hectares de plantations.
L’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Irchad Razaaly, a, pour sa part, promis l’engagement de son institution à mobiliser des ressources financières en vue d’accompagner la Côte d’Ivoire et le Ghana dans la modernisation de leurs systèmes de production, tout en favorisant des investissements durables.
Ouvrant cet atelier au nom du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le directeur des Cultures pérennes et des Exportations, Coulibaly Ali, a réitéré l’engagement du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant à lutter contre le virus du Swollen Shoot.
Plusieurs experts issus d’institutions et d’organisations nationales et internationales, impliqués dans des programmes de lutte contre le virus du Swollen Shoot, prennent part à cette rencontre, qui s’achève le mercredi 15 avril 2026. Les travaux visent à présenter les résultats techniques ainsi que la stratégie régionale conjointe de réponse à la maladie, à s’accorder sur une feuille de route pour sa mise en œuvre et à engager les partenariats nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés.
(AIP)
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