Daloa, 1er mai 2026 (AIP) – Le cabinet international WSP, en partenariat avec le cabinet ivoirien Envima Consulting, a lancé jeudi 30 avril 2026, à Daloa, les consultations publiques dans le cadre de l’Étude d’impact environnemental et social (EIES) du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville et de certaines localités environnantes.
Cette première séance a réuni des représentants de la société civile, des associations de jeunes et de femmes, des chefs de villages et de communautés ainsi que des services administratifs déconcentrés, sous la présidence du secrétaire général de préfecture, Yaya Bamba, représentant le préfet de région.
Selon le responsable d’Envima Consulting, Dr Koffi Kouadio, ces consultations visent à recueillir les avis et préoccupations des populations afin d’affiner les enjeux environnementaux et sociaux liés au projet et de proposer des mesures d’atténuation avant le démarrage des travaux.
« L’objectif est d’informer les populations concernées et de recueillir leurs préoccupations pour les intégrer dans l’analyse d’impact », a-t-il indiqué, précisant que des enquêtes plus approfondies seront menées par des experts sur terrain.
L’EIES constitue une exigence légale en Côte d’Ivoire et une condition du bailleur de fonds pour la conformité du projet aux standards internationaux. Elle permettra d’anticiper les impacts négatifs et de définir des mesures de protection de l’environnement et des populations.
En effet, certaines infrastructures prévues, telles les canalisations sur près de 600 km, pourraient impacter des terrains, des cultures ou encore des sites sensibles comme les cimetières, a expliqué Dr Koffi.
Le secrétaire général de préfecture de Daloa Yaya Bamba a invité les populations à collaborer avec les équipes d’enquêteurs, tout en assurant de l’accompagnement des autorités locales pour la réussite de cette phase.
Le projet est porté par l’Office national de l’eau potable (ONEP) placé sous la tutelle du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité. Le suivi des travaux est confié à l’Agence nationale de l’environnement.
(AIP)
kaem/haa

