Abidjan, 1er mai 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a réaffirmé son engagement en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail tenue vendredi 1er mai 2026 à la Bourse du travail de Treichville, siège de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI).
Intervenant devant les travailleurs de cette centrale syndicale, le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de la Protection sociale, Adama Kamara, a mis en exergue les nombreuses actions engagées par l’exécutif pour renforcer les droits sociaux et consolider la justice sociale en Côte d’Ivoire.
Il a, d’entrée, rendu un hommage appuyé à l’UGTCI, fondée en 1962, pour son rôle constant dans la défense des intérêts des travailleurs et sa contribution à la construction nationale, en dépit des différentes périodes traversées par le pays.
Le ministre a souligné que, sous l’impulsion du président de la République, Alassane Ouattara, le travail, la justice sociale et la dignité humaine constituent des piliers essentiels de la politique de développement. Dans cette dynamique, il a insisté sur l’importance du dialogue social, qualifié de « méthode et marque de fabrique » du gouvernement.
« Le syndicalisme libre, démocratique et responsable est un pilier fondamental de notre démocratie », a déclaré M. Kamara, saluant les avancées obtenues grâce à la signature de deux trêves sociales entre l’État, les organisations d’employeurs et les centrales syndicales.
Abordant la question de la mise en œuvre du Code du travail adopté en 2015, le ministre a annoncé l’adoption de plusieurs décrets d’application attendus, visant à moderniser le cadre légal et à améliorer concrètement les conditions de travail. Ces réformes traduisent, selon lui, la volonté du gouvernement de « renforcer les droits des travailleurs tout en sécurisant l’emploi ».
Sur le chantier de la protection sociale, notamment des retraites, Adama Kamara a présenté des mesures majeures mises en œuvre depuis octobre 2025. Parmi celles-ci figure le doublement de la pension minimum, passée de 30 000 à 60 000 FCFA, au profit de plus de 39 000 retraités.
Il a également évoqué la revalorisation de la pension proportionnelle minimum à 37 000 FCFA, bénéficiant à plus de 6 000 personnes, ainsi que l’amélioration du taux d’annuité, désormais fixé à 2 % par an au début de la carrière.
En outre, le taux de remplacement a été relevé pour atteindre jusqu’à 100 % du salaire moyen de référence, contre 50 % auparavant, permettant ainsi une meilleure sécurisation des revenus à la retraite.
Le ministre a, par ailleurs, salué l’instauration de la pension d’orphelin accessible désormais aux enfants issus d’un seul parent travailleur, une avancée sociale majeure pour de nombreuses familles ivoiriennes.
Pour Adama Kamara, ces mesures illustrent « une vision sociale et humaniste » du chef de l’État, traduite par des actions concrètes en faveur des travailleurs.
Il a enfin appelé à l’union et au renforcement du dialogue entre les différents acteurs du monde du travail pour relever les défis liés à l’emploi, à la formation professionnelle et à la protection sociale inclusive.
La célébration du 1er mai a ainsi servi de tribune au gouvernement pour dresser le bilan des actions entreprises et réaffirmer son engagement à poursuivre les réformes en faveur du bien-être des travailleurs ivoiriens.
(AIP)
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