Abidjan, 7 mai 2026 ( AIP)-Washington a suspendu son opération navale destinée à escorter les navires commerciaux dans le Détroit d’Ormuz, après que Arabie saoudite a refusé d’autoriser l’utilisation de son espace aérien par les avions américains engagés dans la mission, a rapporté jeudi 7 mai 2026 le quotidien israélien The Times of Israël, citant des informations de NBC News.
D’après deux responsables américains, plusieurs États du Golfe auraient été pris de court par l’annonce du « projet Freedom » faite dimanche par le président américain Donald Trump. Un échange téléphonique avec le prince héritier Mohammed ben Salmane n’aurait pas permis de lever les divergences.
Mardi, Washington a finalement annoncé l’arrêt de l’opération, invoquant des « progrès significatifs » dans les discussions indirectes entre les États-Unis et Iran, menées sous médiation pakistanaise pour tenter de consolider la trêve issue du conflit déclenché le 28 février entre Israël, les États-Unis et Téhéran.
Les négociations restent toutefois bloquées sur deux dossiers majeurs : le programme nucléaire iranien et la sécurité du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Une source saoudienne interrogée par NBC a assuré que Riyad « soutient pleinement les efforts diplomatiques » du Pakistan pour parvenir à un accord entre Washington et Téhéran, tout en soulignant que « les événements évoluent rapidement, en temps réel ».
La Maison Blanche affirme pour sa part que les alliés régionaux avaient été informés à l’avance. Mais un diplomate du Moyen-Orient cité par NBC a affirmé que Oman n’avait été consulté qu’après l’annonce américaine.
Parallèlement, CNN rapporte qu’une réponse iranienne à la dernière proposition américaine est attendue dans la journée. Selon Axios, les deux parties seraient proches d’un protocole d’accord prévoyant un moratoire sur l’enrichissement nucléaire iranien, l’exportation des stocks d’uranium hautement enrichi et un allègement partiel des sanctions américaines en échange d’un engagement à sécuriser le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Le projet inclurait également un cessez-le-feu régional élargi, avec une référence explicite à la fin des hostilités au Liban.
Sur le plan militaire, la situation demeure fragile. Malgré la trêve entrée en vigueur le 8 avril, les tensions se sont ravivées cette semaine après de nouvelles attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis et des tirs américains visant des navires iraniens dans la zone.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur de Téhéran dans les discussions, a ironisé jeudi sur le retrait américain, qualifiant l’opération américaine « d’échec » dans un message publié sur X.
( AIP)
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