Abidjan, 05 juin 2026 (AIP) – Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies et l’Organisation mondiale de la Santé ont annoncé, vendredi 5 juin 2026, le lancement d’un plan conjoint de six mois visant à mobiliser 518 millions de dollars pour soutenir la lutte contre l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo sur le continent africain.
Prévu pour la période de juin à novembre 2026, ce plan intervient alors que les opérations de riposte s’intensifient en République démocratique du Congo, principal foyer de l’épidémie, et vient compléter les mesures déjà engagées par les gouvernements de la RDC et de l’Ouganda.
Selon les deux organisations, l’initiative repose sur une approche coordonnée baptisée « Une seule réponse », destinée à harmoniser les actions des autorités nationales, des partenaires internationaux et des communautés locales.
Les ressources mobilisées serviront notamment à renforcer la surveillance épidémiologique, les capacités de laboratoire, la prévention et le contrôle des infections, les soins cliniques, la logistique ainsi que les mécanismes de coordination d’urgence.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l’importance d’une réponse concertée sous la conduite des pays touchés. De retour d’une mission dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie en RDC, il a estimé que la situation évoluait rapidement et a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue des communautés pour faciliter le suivi des contacts et l’accès aux soins.
De son côté, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a appelé à une réaction rapide face à la propagation du virus, estimant que les engagements politiques devaient se traduire par des actions concrètes sur le terrain.
Le plan accorde une attention particulière à la protection des populations vulnérables, au renforcement de la coopération transfrontalière et à l’amélioration des capacités d’intervention. Dix pays considérés comme prioritaires bénéficient déjà d’un renforcement des mesures de préparation.
Les responsables sanitaires ont également rappelé qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’est actuellement spécifiquement approuvé contre la souche Bundibugyo du virus Ebola. Au-delà de la gestion de l’urgence, cette mobilisation vise à renforcer durablement les systèmes de santé africains et à améliorer la préparation du continent face aux futures crises sanitaires.

