Abidjan, 22 juil 2026 (AIP)-La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a appelé, mardi 21 juillet 2026, à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif autour de la réforme de la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire, estimant que cette question d’intérêt national requiert une démarche participative associant l’ensemble des forces vives de la Nation.
Dans une déclaration transmise à l’AIP, le président du conseil d’administration de la plateforme, Jean Martial N’Guessan, a salué l’initiative gouvernementale relative à la réflexion engagée sur la réforme du système électoral, tout en plaidant pour un approfondissement du processus afin de parvenir à un mécanisme susceptible de renforcer durablement la confiance entre les différents acteurs.
« Un sujet touchant aux fondamentaux de la République et de la démocratie ne saurait se limiter à une session d’information », a souligné M. N’Guessan, appelant à transformer les consultations engagées en un véritable cadre de dialogue républicain et de recherche de consensus.
Au titre des recommandations formulées par la plateforme, le président du conseil d’administration de la 2PFJ a insisté sur la nécessité de faire du futur organe de gestion des élections le fruit d’un consensus national, afin de garantir son acceptation par l’ensemble des parties prenantes.
La 2PFJ préconise également la mise en place de commissions techniques paritaires regroupant le gouvernement, l’opposition et la société civile, chargées d’examiner les contours de la nouvelle architecture institutionnelle proposée, notamment les compétences, l’autonomie financière et l’indépendance des différents organes appelés à intervenir dans le processus électoral.
Selon la plateforme, l’instauration d’un climat de confiance constitue une condition essentielle à la réussite de cette réforme. À cet effet, elle recommande des mesures d’apaisement social, notamment la libération des personnes détenues dans le cadre des crises politiques ainsi que le retour sécurisé des exilés.
Par ailleurs, Jean Martial N’Guessan a plaidé pour une implication accrue des femmes et des jeunes dans les futurs dispositifs de gouvernance électorale, considérant leur participation comme un levier important pour une veille citoyenne inclusive et pacifique.
La 2PFJ, qui œuvre à promouvoir la participation des femmes et des jeunes à la consolidation de la paix, à la gouvernance démocratique et au développement durable en Afrique, avait pris part, lundi 22 juin, à la séance de travail initiée par le gouvernement avec les partis politiques, les mouvements politiques et les organisations de la société civile, consacrée à la réforme de la gouvernance électorale.
(AIP)
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