Abidjan, 7 nov 2026 (AIP)- La Côte d’Ivoire a inauguré, jeudi 5 novembre 2026, à Ayébo, dans Aboisso, la centrale à biomasse BIOVEA. D’une puissance installée de 46 MW, l’ouvrage a été réalisé clé en main par China Energy Engineering Corporation (CEEC).
La cérémonie a réuni la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, et le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Plusieurs membres du corps diplomatique, dont les ambassadeurs de France et de Chine en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard et Wu Jie, y ont également pris part, aux côtés des partenaires du projet et de représentants de la vie locale.
Dans son allocution, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a salué l’achèvement de la plus grande centrale à biomasse d’Afrique de l’Ouest, y voyant un moment historique pour la Côte d’Ivoire. Représentant le Premier ministre, Nialé Kaba a félicité les équipes qui ont mené le projet à son terme et permis la mise en service de la centrale.

Avec une production annuelle prévue de 348 GWh, la centrale pourra assurer un approvisionnement régulier en électricité à quelque 1,7 million d’habitants du département d’Aboisso et de trois départements voisins. Selon les prévisions du projet, elle pourra valoriser chaque année 520 000 tonnes de résidus agricoles, notamment des feuilles de palmier à huile, et éviter l’émission de 180 000 tonnes de CO₂. Les cendres issues de la combustion de la biomasse pourront être restituées aux terres agricoles, ce qui permettra de remettre en circulation une partie des éléments minéraux prélevés par les cultures.
Pendant les travaux, CEEC a mobilisé ses équipes d’études, d’approvisionnement et de construction pour faire face aux contraintes du chantier. La coordination entre les équipes sur place et les services d’appui a permis d’adapter les travaux à la saison des pluies et d’intégrer les modifications apportées à la conception. Les équipes ont travaillé en amont à la mise en cohérence des normes chinoises et internationales. Elles ont également coordonné les calendriers de fabrication et de dédouanement des équipements pour assurer la continuité du chantier. Au total, les différentes spécialités du projet ont appliqué plus de 300 normes internationales et mis au point ensemble plusieurs solutions techniques inédites dans la région.

Le projet s’appuie sur la main-d’œuvre et la production agricole locales. Sur l’ensemble des phases de construction et d’exploitation, il devrait créer plus de 1 000 emplois à temps plein. L’achat de résidus de palmier à huile devrait également procurer un complément de revenu régulier à 12 000 planteurs. En produisant de l’électricité à partir de résidus agricoles locaux grâce à une technologie éprouvée, la centrale BIOVEA contribue à la fois au développement de l’économie locale et à la transition énergétique de la Côte d’Ivoire.
(AIP)

