Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire accueille, depuis lundi 29 juin 2026 à Abidjan, les représentants de 31 pays, dont 29 africains, à la faveur de la 4e édition de l’Atelier africain de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la sécurité sanitaire des aliments.
Cette rencontre organisée par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, à travers le Laboratoire national d’essais, de métrologie et d’analyses (LANEMA), en vue de renforcer la protection des consommateurs.
Pendant cinq jours, plus de 100 experts et décideurs échangeront sur les contaminants chimiques, les risques microbiologiques, les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que sur les techniques nucléaires appliquées au contrôle de la qualité et à la traçabilité des aliments.
Représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat à l’ouverture de cet atelier, le directeur de Cabinet, Assoua Raymond Laurent, a souligné que la sécurité sanitaire des aliments constitue un enjeu majeur pour la compétitivité des économies africaines et la protection des consommateurs.
« La sécurité sanitaire des aliments est aujourd’hui bien plus qu’une question de santé publique ; elle constitue un véritable levier de compétitivité économique, de protection des consommateurs, de développement industriel et de facilitation des échanges commerciaux », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le gouvernement poursuit ses investissements afin de renforcer les capacités des laboratoires nationaux et d’accompagner la transformation industrielle de la Côte d’Ivoire.
La directrice générale du LANEMA, le Professeur Koné Mawa, a salué le choix porté sur la Côte d’Ivoire pour accueillir cette 4e édition, estimant qu’il traduit les progrès réalisés par le pays dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments.
« Le choix porté sur la Côte d’Ivoire pour abriter l’édition 2026 traduit la reconnaissance de l’excellence de notre coopération avec l’AIEA et des résultats obtenus en matière de sécurité sanitaire des aliments », a-t-elle affirmé.
Elle a rappelé que cette reconnaissance est le fruit du projet Food Safety, mis en œuvre avec l’appui de l’AIEA depuis 2021, qui a permis de moderniser les capacités d’analyse des laboratoires nationaux et de valoriser l’expertise scientifique ivoirienne.
Le représentant de l’AIEA, James Sasanya, a insisté sur la nécessité de renforcer les systèmes africains de contrôle des aliments face aux risques sanitaires.
« Les dangers alimentaires provoquent chaque année environ 866 millions de cas de maladie en Afrique, 1,5 million de décès et des pertes économiques estimées à 310 milliards de dollars. Il est donc essentiel de renforcer ensemble la sécurité sanitaire des aliments », a-t-il indiqué.
Les travaux de cet atelier devraient aboutir à une feuille de route africaine 2026-2028 visant à renforcer la coopération entre les laboratoires et la surveillance des dangers alimentaires sur le continent.
(AIP)
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