Daloa, 19 oct 2024 (AIP) – Les leaders religieux et communautaires ayant participé à la mise en œuvre du projet SWEDD d’autonomisation de la femme et le dividende démographique dans la région du Haut Sassandra se sont engagés à pérenniser les activités après la fin du projet intervenu à la fin du mois d’octobre.
Réunis lundi 14 octobre 2024 pour faire le bilan du projet dans les quatre départements de la région, ces leaders religieux et communautaires ont décidé de continuer les activités de sensibilisation, notamment à susciter la communication parent-enfant qui a permis, selon eux, de changer les comportements déviants de nombreux enfants.
Lancé en 2018 en Côte d’Ivoire, avec le soutien de la Banque mondiale, le projet SWEDD d’autonomisation de la femme et le dividende démographique a été mis en œuvre dans les quatre départements de la région du Haut Sassandra (Daloa, Issia, Vavoua et Zoukougbeu) par de l’Alliance des religieux pour la santé intégrale et la promotion de la personne humaine en Côte d’Ivoire (ARSIP) de 2022 à octobre 2024.
« Beaucoup a été fait », a déclaré la directrice exécutive de l’ONG, N’Tamon Edichi Yvette, se félicitant de l’engagement des leaders religieux et communautaires.
Dans la cadre du projet, l’ARSIP a formé une quarantaine de leaders. Une trentaine parmi eux a promu les thématiques du projet à travers leurs prêches, leurs sermons et leurs homélies ou en organisant des causeries et des conversations communautaires pour sensibiliser contre les violences faites aux femmes et promouvoir de la communication parent-enfant et dans le couple.
Selon le rapport présenté par l’ONG lors de la rencontre, ces activités de sensibilisation ont touché près de 13000 personnes.
L’objectif global du projet, a rappelé Mme N’Tamon, était de donner des compétences aux filles et aux femmes pour éviter la sexualité précoce et les grossesses non désirées afin qu’elles puissent faire poursuivre correctement leurs études.
Il permettait aussi de lutter contre toutes les formes d’entraves à l’acquisition de compétences par les filles et les femmes et à leur épanouissement, a-t-elle ajouté, citant l’excision, le mariage forcé, les violence physique, entres autres.
(AIP)
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