Abidjan, 04 nov 2026 (AIP) – Le Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, a appelé mercredi 4 novembre 2026 à Abidjan, les États africains à renforcer leurs investissements dans le capital humain, notamment dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la santé et de l’emploi, afin de mieux préparer l’avenir du continent face aux mutations démographiques.
Beugré Mambé s’exprimait à l’ouverture du Dialogue sur l’avenir démographique de l’Afrique qui se déroule jusqu’au 5 novembre, au Plateau, autour du thème « Tirer parti du changement démographique pour la prospérité, la résilience et l’inclusion ».
Pour le chef du gouvernement, les transformations démographiques auxquelles le continent est confronté constituent à la fois des opportunités et des responsabilités pour les dirigeants africains. Il a notamment évoqué la croissance de la population jeune, l’urbanisation rapide, les mobilités, l’évolution des structures familiales, ainsi que la baisse de la fécondité dans certains pays et l’allongement de l’espérance de vie dans d’autres.
« Il faut faire en sorte que la croissance de la population s’accompagne d’une progression réelle des droits, des compétences, de la santé et de la possibilité de travail », a-t-il déclaré, estimant que le développement démographique doit s’accompagner d’une amélioration effective des conditions de vie des populations.
Robert Beugré Mambé a également mis en avant le Plan national de développement (PND) 2026-2030 comme un instrument permettant de mieux adapter les politiques économiques et les investissements publics aux besoins des populations.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les administrations et de s’appuyer davantage sur les données démographiques dans la planification du développement.
Il a souhaité que les jeunes bénéficient d’une formation adaptée et d’un emploi digne, que les femmes puissent participer pleinement à la prospérité nationale et que les enfants grandissent dans de meilleures conditions sanitaires. Il a également plaidé pour un accès équitable aux services essentiels, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
À l’échelle continentale, le Premier ministre a appelé à une mobilisation des États, des institutions africaines, des organisations internationales et du secteur privé pour apporter des réponses concertées aux défis démographiques. Il a notamment encouragé le partage des expériences réussies entre pays africains et la mobilisation de financements à long terme et à taux concessionnels.
« L’avenir démographique de l’Afrique n’est pas une promesse à remettre à plus tard. Il se construit dès aujourd’hui, dans la capacité de nos institutions à anticiper », a-t-il affirmé.
Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a souligné l’importance des enjeux démographiques dans l’élaboration des politiques publiques, relevant leur influence sur les choix de développement dans des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie et les services.
Il a annoncé que la Côte d’Ivoire élabore une nouvelle Politique nationale de la population couvrant la période 2026-2035. Cette politique vise à mieux anticiper les évolutions démographiques et à offrir aux générations futures de meilleures perspectives en matière d’éducation, de santé et d’insertion socio-économique.
De son côté, la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Diéné Keita, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation concertée des gouvernements, du secteur privé et des partenaires financiers internationaux pour accompagner les transformations démographiques du continent.
Elle a également souligné l’importance du partage des bonnes pratiques dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Ce dialogue réunit des décideurs africains et des délégations internationales autour de la nécessité d’intégrer davantage les données démographiques dans les politiques économiques, la planification du développement et les décisions d’investissement.
(AIP)
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